Publié le
11 mai 2026 à 12h20
C’est un message de vitalité, de jeunesse et de modernité qu’entend donner cette nouvelle édition de la Redadeg, course à pied de relais à travers la Bretagne, destinée à populariser la pratique de la langue bretonne. 2 226 km de Lannion (Côtes-d’Armor) à Nantes (Loire-Atlantique). Du 8 au 16 mai, 9 jours et 8 nuits à courir sans discontinuer à travers la Bretagne. La 10e du genre !
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T-shirt vert de reconnaissance, les enfants s’étaient massés en nombre devant la scène de la salle des Ursulines, à Lannion, impatients de prendre le départ. Ambiance de grande foire bigarrée et magique, dans la joie et le partage, seul ou en famille, nuit et jour.

Julien (avec ses béquilles), sa femme Christelle et leurs deux enfants, Alwena et Ewen, scolarisés en breton à Plésidy et au lycée Le Dantec. ©Eflammk
Et parfois même en béquilles, à l’image de Julien, qui suit un enseignement en breton. Il est venu en compagnie de sa femme Christelle et de ses deux enfants, Alwena et Ewen, scolarisés en breton à Plésidy et au lycée Le Dantec.
Ewen vient déjà d’avaler 5 km et compte bien remettre ça dans la foulée. La maman, pourtant pas habituée à courir, va se lever à 1 h pour courir à Louargat. Quant à Julien, il devra attendre la prochaine édition de la Redadeg pour faire aussi bien que son fils ! Bec’h dezhi !
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La foule des grands jours aux Ursulines peu avant le grand départ. ©EflammkMême des Américaines !
La fièvre de la Redadeg a même mobilisé des Américaines ! Mary (passée par Roudour, Scop créée par quatre formateurs de langue bretonne expérimentés) continue son apprentissage du breton en cours du soir avec Ti ar vro. Elle est aussi ravie de répéter la chorégraphie officielle de Poent eo…, le tube de lancement de la Redadeg.
Amanda, casquette vissée sur la tête, a quant à elle grandi dans le Vermont, non loin de Portland. Ses enfants sont scolarisés dans la filière publique bilingue à Lannion. Amanda enseigne l’anglais à l’école Diwan de Loguivy.

Mary et Amanda, Américaines et Bretonnes de coeur. ©EflammkUne formidable énergie
L’énergie collective de la fête était palpable malgré une météo qui avait contraint les organisateurs à un repli pour anticiper les gouttes. En attendant les premières pluies d’orage annoncées, c’est sous le soleil que des centaines de coureurs ont franchi la ligne de départ en criant leur bonheur.
La formidable énergie du groupe de rap Plouz&Foen et la voix profonde de Nolwenn Korbell ont donné l’impulsion avant les premières foulées. Du « startijenn » à revendre pour faire entrer durablement la langue bretonne dans son temps.

Azenor Kallag et les organisateurs lannionnais ont chauffé la salle avant le compte à rebours final à 16 h. ©Eflammk
Les auteurs de la chanson officielle de la Redadeg ont habilement détourné le dicton populaire « Poent eo cheñch penn d’ar vazh », – il est temps de changer de sens au bâton – en » Poent eo cheñch penn d’ar vezh, – il est temps que la honte change de camp.
Roboratif, tout ça, d’autant que les 24 h de la crêpe étaient de retour : 11 motivés ont bravé la fatigue pour tourner des crêpes non-stop de 19 h le 7 mai jusqu’à 19 h le 8 mai. Des corvées d’ouverture avec les deux tonnes de boîtes de lait, un alignement impressionnant de billig. Une organisation presque sans faille puisque chaque crêpier avait son kit de survie dans la voiture. Au cas où ! Réserves de sucre, d’oeufs et de farine et le Priz de la rozell aour pour féliciter la bande de tourneurs.

Les 24 h de la crêpe : non-stop de 19 h le 7 mai jusqu’à 19 h le 8 mai ! ©Eflammk
Efflam Le Cornec
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