« La Filature, c’est l’endroit où mes parents m’ont emmené ado, voir des spectacles fondateurs. J’y ai découvert Pina Bausch, Christoph Marthaler. C’est là que j’ai compris la puissance de l’art ». La puissance de l’art et des écrits comme ceux de Gwenaëlle Aubry. Léopoldine porte ces jours prochains sur les planches mulhousiennes l’un de ses romans, La Folie Elisa , pour en faire « ma première création théâtrale ».
« J’ai découvert son écriture en 2009, avec son roman Personne sur la disparition de son père, rembobine-t-elle. C’est la première fois que je m’arrêtais au milieu d’un livre, que je relisais des chapitres et que je comprenais des choses comme le rapport à la multiplicité de l’être, au moi multiplié, au moi diffracté. Ça a simplifié ma vie. Ça m’a apaisé, ça m’a donné des clés. J’avais 24 ans, cela m’a permis de comprendre comment tenir debout dans ce monde… ».
Un monde qui aujourd’hui ne tourne plus très rond et qui fait naître « un besoin énorme de se retrouver, de…