Le 9 mai, le président russe avait surpris en évoquant la possibilité que la guerre « touche à sa fin », puis en disant que son ami, l’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder, ferait à ses yeux un bon médiateur pour un dialogue avec l’Europe.

« S’il voit la fin de cette guerre approcher, pourquoi n’y met-il pas simplement un terme ? Il serait alors en contrôle du calendrier », a estimé Boris Pistorius, lors d’une conférence de presse à Kiev.

« Il est à craindre, même si j’espère me tromper, qu’il s’agisse là d’un nouveau leurre », a-t-il ajouté, relevant que Poutine avait l’habitude de « jouer avec des cartes truquées » à chaque fois qu’il a pu être question de trêve en Ukraine.

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Selon M. Pistorius, le président russe, confronté à des pertes militaires croissantes et des gains territoriaux faibles, « cherchait à détourner l’attention de ses propres faiblesses ».

Le porte-parole du gouvernement allemand, Stefan Kornelius, a pour sa part dit, lors d’une conférence de presse à Berlin, ne constater aucun « progrès substantiel » en vue de pourparlers avec la Russie, en dépit des propos de M. Poutine.

Selon lui, la Russie « sait qui sont ses interlocuteurs en Europe, si elle veut sérieusement négocier ».

M. Schröder est très critiqué en Allemagne, comme ailleurs en Europe, pour avoir accepté, après avoir quitté la chancellerie allemande, de travailler pour l’Etat russe, en rejoignant le géant du gaz Gazprom.

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