Publié le
11 mai 2026 à 18h39
Trois flèches bien visibles et un message inhabituel : « L’entrée de votre cinéma est à 5 mètres ». La façade de l’UGC Ciné Cité de Lille, située rue de Béthune, affiche des changements depuis le début du mois de mai. En cause, un mois complet de travaux. Mais alors, quelles modifications pour les spectateurs pendant ces quatre semaines et à quoi faut-il s’attendre ensuite ? Le directeur du cinéma répond.
Du sol au plafond : un mois de travaux et des changements au cinéma UGC de Lille
« Ça a commencé en début de semaine dernière », se remémore Jean-Baptiste Garnier, directeur de l’UGC Ciné Cité Lille. Ce lundi 11 mai 2026, comme depuis plusieurs jours, les spectateurs et spectatrices doivent emprunter la sortie de la salle 1, à droite de la boutique officielle des Sonny Angel, pour entrer dans le bâtiment. En cause, d’importants travaux qui dureront un mois environ.

L’entrée temporaire se situe juste à droite de la boutique officielle des Sonny Angel. ©Nathéo DILLENSEGER
Un chantier divisé en trois grands axes :
- Le hall d’entrée : c’est la partie la plus visible. Le sol rouge retiré s’accumule derrière les portes habituellement empruntées par les clients pour pénétrer dans le bâtiment. Le hall est vide, occupé par quelques escabeaux et des ouvriers bien occupés. Ici, un revêtement tout neuf est prévu. Mais il n’est pas seulement question de décoration. « Le hall a été refait il y a un peu plus de 10 ans, détaille le directeur. Aujourd’hui, la norme dans les cinémas c’est le libre-service. Donc, un peu sur le modèle de ce qui a été fait à l’UGC de Villeneuve-d’Ascq, plutôt que d’avoir un comptoir qui engendre des queues et des frustrations, les gens pourront se servir librement en confiseries avant la séance. »

Un revêtement tout neuf et un nouveau type de service accueilleront les spectateurs début juin. ©Nathéo DILLENSEGER
Autrement dit, des sortes de caisses automatiques vont voir le jour à proximité des frigos et autres rayons remplis de pop-corn. Ces machines, comme les bornes vendant les places, n’accepteront pas les espèces. Il sera donc toujours possible de passer au comptoir, si vous souhaitez un contact humain ou payer en espèces, que ce soit pour acheter votre place, un encas ou les deux. « Le but n’est pas de réduire le nombre de personnes travaillant avec nous, rassure Jean-Baptiste Garnier, mais de laisser plus de liberté et de choix. Et quand les gens sont moins contraints, ils ont tendance à se faire plaisir. » Le cinéma espère donc augmenter son chiffre d’affaires sur la partie nourriture et boissons.

Le directeur du cinéma, Jean-Baptiste Garnier, promet « un endroit encore plus beau ». ©Nathéo DILLENSEGER
Quant au comptoir, il changera de place et devrait se trouver au centre du hall. « On va refaire un endroit encore plus beau qu’avant », promet le directeur. Rendez-vous autour du 8 juin pour la fin des travaux.
Des promesses pour le hall et des travaux plus discrets
Derrière ce chantier flagrant, deux autres parties du cinéma font l’objet d’une rénovation.
- La climatisation : le cinéma de la rue de Béthune était bien entendu climatisé, comme son voisin Le Majestic, ce qui n’est pas le cas du Métropole. « Mais le matériel a une trentaine d’années, donc il n’est plus aux normes environnementales, annonce Jean-Baptiste Garnier. Une partie a déjà été rénovée il y a deux ans, une autre l’année dernière et là on termine. Ça avait déjà commencé en mars, sans que le public ne s’en rende compte. Tout est sur le toit, donc ce n’est pas la partie la plus visible du chantier, mais c’en est une grosse. » De quoi permettre au cinéma de moins consommer d’énergie à l’avenir.
Un chantier qui « aurait pu » se terminer plus tôt. « Mais depuis le Covid, les cinémas ont eu un peu de mal à investir de manière substantielle par manque de moyens. Là, ça devenait urgent. Le Majestic est dans les plans pour l’année qui arrive ou l’année d’après. » Comptez un bon mois également d’ici la fin des opérations, sans aucune interruption de chauffage dans les salles, contrairement à ce qui a pu arriver : « Quelques clients ont pu avoir froid. »
- Les escalators : enfin, le cinéma compte quatre escalators. Trois d’entre eux vont être changés, « ceux qui desservent les salles 1 à 7. » Une réfection qui oblige les clients à emprunter les ascenseurs ou les escaliers pour monter dans les salles. »

Trois des quatre escalators vont être changés. ©Nathéo DILLENSEGER
Et ce « pendant un mois ». Si les escalators, trentenaires également, « étaient encore fonctionnels, il y avait des pannes régulières et on consommera aussi moins d’énergie avec les nouveaux ».
Quelles conséquences pour les clients pendant un mois ?
Pendant toute la durée du chantier, il faut donc emprunter l’entrée temporaire, bien indiquée, pour pénétrer dans le cinéma. Bornes et comptoir y ont été installés. Les travaux sont dissimulés derrière des affiches.

Des affiches cachent le chantier en cours dans le hall principal. ©Nathéo DILLENSEGER
Mais vous l’avez peut-être remarqué, certains créneaux horaires de projection ont sauté. « Pour que les ouvriers puissent travailler librement, on a décidé de leur laisser le champ libre jusqu’à 13h », justifie le responsable. Le cinéma ne propose donc plus de séances le mercredi matin. En revanche, le service est maintenu le week-end et reviendra le mercredi d’ici le 8 juin.

Il faudra emprunter l’entrée temporaire jusqu’au 8 juin environ. ©Nathéo DILLENSEGER
Mais une fois le hall principal rouvert, tout ne sera pas fini. L’entrée temporaire se refera également une beauté, jusqu’au 17 juin environ. Et le directeur de se projeter : « On a conscience d’avoir un cinéma que les gens souhaiteraient voir améliorer. On fait tout pour que ça se fasse. On peut promettre que prochainement, ce sera au tour des outils de projection, des fauteuils, mais les délais dépendent encore de beaucoup de choses. »
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