La Groupama-FDJ United ne gardera pas de grands souvenirs de la Bulgarie. Les trois premières étapes du Tour d’Italie 2026 n’ont pas permis à la WorldTeam française de décrocher un résultat marquant. Lors des deux sprints remportés par Paul Magnier, vendredi et dimanche, Paul Penhoët n’a pas été en mesure de jouer les premiers rôles. “Il n’a tout simplement pas pu sprinter le premier jour à cause de cette grosse chute. Puis la seconde fois, il était mal placé et s’est fait coincer. Ce n’est pas facile, il y a un gros plateau de sprinteurs ici”, synthétise en quelques mots Frédéric Guesdon auprès de DirectVelo. 

“Samedi, lors de l’étape un peu plus punchy, nos coureurs prévus pour jouer quelque chose dans le final ont là aussi été pris dans la grosse chute”, regrette le directeur sportif, qui attendait forcément mieux de ces premières journées du Giro. “Pour l’instant, ce n’est pas ce qu’on espérait. On veut faire un gros résultat et on en est loin après trois journées mais physiquement, on est là et surtout, il n’y a pas trop de casse pour nous contrairement à d’autres équipes”. Bien que trois coureurs de la Groupama-FDJ United ont goûté au bitume en terres bulgares, aucun n’est sérieusement touché. “Quand on voit la situation d’autres équipes, c’est un moindre mal. Personne n’est touché au point d’être handicapé pour la suite de la course”.   

UNE ÉQUIPE SOUDÉE AUTOUR DE PAUL PENHOËT

Pas question bien sûr de tirer quelconque conclusion après trois petites journées de compétition sur ce premier Grand Tour de la saison, et les occasions de briller seront encore nombreuses lors des 18 étapes à venir. “On a personne pour le général. Ici sur ce Giro, l’objectif est clairement de viser une victoire d’étape. On peut le faire au sprint avec Paul mais aussi via une échappée sur une étape pour puncheurs voire pour grimpeurs, avec Brieuc Rolland ou Rémy Rochas. On veut essayer de jouer un rôle tous les jours”, reprend Frédéric Guesdon.

L’ancien vainqueur de Paris-Roubaix 1997 rappelle que Paul Penhoët – touché au genou droit le premier jour – peut compter sur un vrai train à l’occasion de ce Tour d’Italie. “Axel Huens et Cyril Barthe sont là pour l’entourer en toute fin de course, comme Josh Kench qui est précieux. Et auparavant, on a Rémi Cavagna, Johan Jacobs voir même Rémy Rochas qui peuvent donner un coup de main. Toute l’équipe a un rôle à jouer dans cette mission de déposer notre sprinteur dans les meilleures conditions possibles”. Avec le rêve de décrocher un succès de prestige qui ferait tant de bien à une formation qui n’a plus gagné depuis la Drôme Classic, le 1er mars dernier.