Pas l’intention naturelle, au départ, de voir le biopic consacré à Michael Jackson. La carrière de la star planétaire entachée d’accusations de pédophilie réfrénait ma curiosité. Il aura fallu un repas de travail, une musique de fond de Michael et le visage qui s’irradie d’un inconditionnel assis juste en face de moi pour instiller le doute. Le fan par excellence porté depuis des décennies par sa musique et l’histoire de celui qui chantait « I’m bad » et qui l’aura aussi été dans sa vie. Il me parle des premières projections avec des spectateurs qui se lèvent pour danser et surtout le carton au box-office. Déjà 2,5 millions d’entrées depuis sa sortie, le 22 avril, et le meilleur score de tous les temps pour un biopic. Alors voilà comment on finit dans une salle obscure en se demandant comment le réalisateur abordera la face toute aussi obscure de l’étoile de la musique pop. Le réalisateur, contrairement à ce qu’il avait laissé entrevoir, ne décrit pas toutes les parts d’ombre de Michael. Il avait promis d’évoquer « le bon, le mauvais et le laid ». Ce sera sans doute dans la suite, si suite il y a.
La folie
En tout cas, la Michael mania est bien réelle. Le succès du biopic, qui omet aussi l’existence de Janet, sa sœur, à la demande du reste, de cette dernière, mais avec son neveu dans le rôle-titre, tient sans doute du fait qu’il s’arrête en 1987, avant donc les accusations d’agressions sexuelles et de viols. Initialement, une dernière partie du film devait les inclure mais elle a été supprimée. La folie pour le chanteur mort à 50 ans va se poursuivre en France avec une vente aux enchères très attendues du 30 mai au 2 juin à Neuilly-sur-Seine, par la maison Aguttes. « Pour la première fois en Europe, une collection majeure d’objets memorabilia ayant appartenu à Michael Jackson sera proposée aux enchères », annoncent les organisateurs. On pourra s’y arracher une chemise portée par la star, entre 600 à 800 €, ou des gants de l’artiste pour 100 000 à 150 000 €.