L’annonce a été faite par le ministre des Affaires étrangères ukrainien, Andrii Sybiha, sur son compte X. Ce dernier a exprimé « la reconnaissance » de son pays vis-à-vis des deux principautés.
Ils sont désormais 27 pays à faire partie de cette juridiction. Ce lundi 11 mai, le ministre des Affaires étrangères ukrainien a annoncé sur son compte X que « l’Ukraine est reconnaissante envers l’Andorre et Monaco pour avoir exprimé leur intention de rejoindre l’Accord partiel élargi au sein du Comité de gestion du Tribunal spécial pour le crime d’agression contre l’Ukraine ».
« Ce soutien constitue une contribution importante à l’effort international commun visant à garantir la responsabilité pour le crime d’agression et à traduire en justice les responsables », a-t-il ajouté. « Nous apprécions hautement une telle position de principe et une telle solidarité manifestées en soutien au droit international et à la justice ».
Ukraine is grateful to Andorra and Monaco for expressing their intent to join the Enlarged Partial Agreement on the Management Committee of the Special Tribunal for the Crime of Aggression against Ukraine.
This support is an important contribution to the common international…
— Andrii Sybiha \ud83c\uddfa\ud83c\udde6 (@andrii_sybiha) May 11, 2026
Pour rappel, il y a maintenant plus d’un an, le 9 mai 2025, l’Ukraine et ses partenaires européens ont approuvé la création de ce tribunal pour juger l’agression russe en Ukraine, après l’invasion de février 2022. Ce dernier aura « pour mandat d’engager des poursuites contre les hauts responsables » russes pour « la décision de recourir à la force armée contre un autre État, en violation de la Charte des Nations unie », indiquait le site France info.
Il précisait également qu’il « se concentrerait sur les hauts dirigeants politiques et militaires responsables de la planification, de la préparation, du lancement ou de l’exécution du crime d’agression contre l’Ukraine ».
Quelques semaines plus tard, le 25 juin 2025, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Alain Berset, avaient renforcé les fondements de ce tribunal lors d’une signature officielle, rappelle l’agence de presse RBC Ukraine.
La France soutient le projet
À noter que la France s’était montrée favorable à la création de cette juridiction. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, le 20 avril dernier, à Strasbourg, avait confié que « la France rejoindra le comité de direction du Tribunal spécial, dont nous espérons voir aboutir la création lors de la réunion ministérielle de Chisinau, les 14 et 15 mai prochains », relatait le Parisien.