L’autopsie a parlé, le procureur de la République de Grenoble également. Le corps retrouvé samedi 9 mai à Proveysieux est celui d’un Lyonnais disparu en avril et bien connu de la justice.
Ce lundi 11 mai, le procureur de la République de Grenoble Etienne Manteaux donnait une conférence de presse pour faire le point sur les derniers rebondissements de l’enquête autour du corps retrouvé à Proveysieux. Jeté dans un fossé, placé dans un sarcophage de fortune réalisé avec des couvertures et du scotch, le cadavre a été identifié dès dimanche à l’occasion de l’autopsie.
Il s’agit d’un Lyonnais de 27 ans, né en Algérie, et qui était inscrit au fichier automatisé des empreintes digitales pour des délits routiers et des infractions à la législation sur les stupéfiants. C’est ainsi que les enquêteurs ont pu mettre un nom sur un cadavre en état avancé de décomposition.
Selon Etienne Manteaux, la victime était portée disparue depuis le 10 avril dernier.
Reste à connaître les circonstances de son décès, qui pourrait, selon les premiers constats, remonter à une ou deux semaines. Il s’agirait d’une mort par asphyxie selon le procureur, qui a indiqué qu’un morceau de tissu avait été découvert dans la bouche de la victime, et que plusieurs dents étaient fracturées. Par ailleurs, aucune trace de plaie par balle ou arme blanche n’a été retrouvée.
S’agit-il d’un règlement de comptes lié au narcotrafic, comme les agglomérations grenobloises et lyonnaises en connaissent plusieurs chaque mois ? Le procureur isérois ne s’est pas avancé, déclarant seulement que le Lyonnais de 27 ans n’était « pas du tout sur le haut du spectre de la délinquance ».
L’enquête va se poursuivre désormais du côté de Lyon, où le parquet a récupéré le dossier.