Deux jours après le rapatriement à Paris de cinq Français à bord du « MV Hondius » dont une patiente positive à l’Hantavirus des Andes se trouve aujourd’hui en réanimation, un premier cas contact est pris en charge à Marseille.

Transféré de Juan-les-Pins (Alpes-Maritimes), une femme suspectée d’être contaminée par le virus est arrivée ce mardi après-midi à l’IHU Méditerranée Infection, centre national de référence des maladies vectorielles. « Ce n’est pas un patient, c’est un cas contact, nuance Xavier de Lamballerie, directeur de l’unité des virus émergents et directeur de laboratoire de virologie hospitalier à l’IHU. Je ne l’ai pas encore vue mais tous les tests vont être réalisés et tout le protocole habituel est mis en place. On ne met aucun personnel en difficulté. Des cas contacts, nous allons en trouver partout, il ne faut pas stresser. J’ai zéro inquiétude. »

Cette personne qui n’a pour l’heure pas été testée positive a été immédiatement hospitalisée en chambre à pression négative. Même protocole que le Covid-19. « Ce sont des chambres dans lesquelles on fait sortir plus d’air qu’on en fait rentrer pour ne pas laisser passer de virus ou de bactéries. Cela demande un peu de technologie : des pompes puissantes et des filtres adaptés. Mais le principe est extrêmement simple et extrêmement sûr », assure Xavier de Lamballerie.

De son côté, le syndicat Sud Santé demande « des mesures immédiates pour protéger les personnels hospitaliers, les patients et l’ensemble des services concernés ».

Pour rappel, l’épidémie a déjà fait trois morts sur le navire de croisière « MV Hondius ».