Posted On 12 mai 2026

La récente interview de Laurence Ruffin dans le Courrier Picard est un monument d’indécence pour tous les Grenoblois. Installée dans son vaste bureau feutré de l’hôtel de ville, la nouvelle maire pérore sur ses racines amiénoises tout en s’érigeant en donneuse de leçons pour la France entière. En affirmant que « ce que nous faisons ici peut servir de modèle pour la présidentielle » alors qu’elle est élue depuis 2 mois et n’a absolument rien fait, elle dévoile une suffisance qui n’a rien à envier à celle de son prédécesseur !

UNE ARROGANCE HÉRÉDITAIRE

Cette dérive narcissique s’inscrit donc dans la continuité d’un héritage funeste. Comme son mentor Éric Piolle, qui avait sacrifié la gestion municipale pour sa désastreuse campagne des primaires écologistes en 2021, Laurence Ruffin traite Grenoble comme une sorte de marchepied politique et n’aura pas attendu longtemps pour le montrer. Cette instrumentalisation de notre cité à des fins de carrière nationale est le péché originel d’une majorité sortante qui préfère soigner son image dans la presse loin de Grenoble plutôt que d’affronter les urgences locales.

Blanc bonnet, bonnet blanc
PREMIÈRE VILLE POUR LA DÉLINQUANCE

Mais de quel « modèle » parle-t-on exactement lorsque la maire s’installe « souriante et décontractée » devant les journalistes ? Car les chiffres, eux, ne prêtent pas à sourire. Grenoble caracole en tête des villes de France pour le taux d’agressions pour mille habitants, devançant même Marseille. L’insécurité endémique, l’abandon sécuritaire total, symptômes d’une idéologie qui refuse obstinément de protéger les citoyens les plus fragiles au nom d’un déni coupable, ne cesse de se rappeler à notre quotidien.

LA RUINE ET LE DÉCLIN ÉCONOMIQUE

Le « modèle » Ruffin, c’est aussi l’exportation d’une faillite sans précédent. Faut-il rappeler l’augmentation historique de 32 % de la taxe foncière imposée en 2023 pour éponger l’incompétence de gestion de ces mêmes élus encore aux manettes ? Pendant qu’elle disserte sur son style pour les lecteurs de la presse picarde, les propriétaires grenoblois subissent la spoliation de leur patrimoine et les commerces ferment par dizaines (un exemple parmi tous ceux que l’on pourrait prendre : Rue Saint-Jacques, autrefois artère très commerçante, 11 locaux commerciaux sont désespérément vides !). 

LE FIASCO DE LA VILLE « LABORATOIRE VERT »

L’imposture atteint son paroxysme y compris sur le plan écologique. Car derrière les grands discours et les gorges chaudes sur le label « capitale verte » de 2022, qui n’a servi à rien, les études du CNRS et de Météo-France sont implacables : Grenoble est le premier îlot de chaleur urbain du pays, avec Paris. Et malgré cela, au lieu de réduire la voilure, les élus poursuivent une densification sauvage sous couvert de mixité sociale (Ruffin a promis encore 5000 HLM supplémentaires sur le mandat). 

UN « MODÈLE » PUREMENT POLITICIEN

On pourrait dresser une liste encore longue : reste que sur le fond des politiques menées, Grenoble n’est un exemple pour personne. Ce qu’entend Laurence Ruffin qui veut servir de « modèle » est en fait bassement policitien : elle estime que pour les échéances nationales à venir, 2027 en premier lieu, « il faudra une candidature unique à gauche », et que « ce qu’on fait ici peut servir de modèle pour la future présidentielle »…

LA SOUMISSION AUX INSOUMIS COMME BOUSSOLE 

Le fameux modèle assumé et même vanté par Ruffin n’est donc rien d’autre qu’une compromission avec LFI pour sauver des postes, sans même être d’accord sur un quelconque projet. De la tambouille électorale d’arrière-boutique qui la conduit ensuite, en conseil municipal, à être soumise aux exigences de La France Insoumise à qui la maire a volontairement offert notre ville en otage, fermant les yeux sur toutes leurs outrances. Quel superbe modèle pour la présidentielle et pour le pays. 

Le « modèle » pour la France
LA CAMPAGNE QUI « CASSE LES CODES » !

Il faut aussi noter son aveuglement narcissique qui atteint des sommets lorsqu’elle ose affirmer dans cette même interview avoir mené « une campagne dynamique en cassant les codes ». On se demande ce qu’elle entend exactement par « casser les codes » ? S’agit-il de la manière de planquer le bilan et l’héritage de son prédécesseur ? Ou de repomper à l’image près la campagne de Piolle de 2014 ? Quoi qu’il en soit, plus de 70 % des Grenoblois ne s’y sont pas trompés en rejetant dans les urnes cette campagne de planque et de mépris des habitants ! 

PARADER PLUTÔT QUE GÉRER GRENOBLE

Cette mise en scène permanente commence à être gravement redondante. Tandis que Laurence Ruffin continue de parader dans les gazettes de France et de Navarre pour soigner son ambition politique, notre ville a toujours besoin d’une maire qui s’occupe enfin de Grenoble. Le mandat a débuté depuis 2 mois et malgré le « séminaire » de direction et « l’Isère baignable » qu’elle remet sur la table dans le Courrier Picard, toujours pas l’ombre d’un projet pour Grenoble.