Nathalie Salvi a 50 ans lorsqu’on lui annonce qu’elle devra vivre avec une stomie*. « Un sacré cadeau », lâche-t-elle, ironique, sept ans plus tard. Diagnostiquée d’une maladie de Crohn en 2004, cette ancienne assistante de régulation médicale au Samu 67 a subi une colectomie partielle en 2012, puis totale en 2016, avant une stomie définitive en 2018. Une succession d’opérations lourdes qui ont bouleversé sa vie.
« J’ai eu beaucoup de mal. Comment accepter mon corps avec une poche sur le ventre ? J’avais peur que ma compagne me quitte », confie-t-elle, installée sur sa terrasse à Lampertheim. Sous sa chemise légère, rien ne se devine.
En France, entre 100 000 et 120 000…