C’est un cri de douleur déchirant publié sur Facebook. La fille aînée d’Ahmed, l’une des victimes de la sanglante fusillade survenue le 11 mai à Nice, a pris la parole sur les réseaux sociaux pour exprimer son désarroi, sa peine et sa colère.

« Je n’arrive pas à croire que c’est possible de le perdre comme ça, un père aimant de 4 enfants », écrit la jeune femme dans un message. Son père, âgé de 57 ans, a succombé à ses blessures après avoir été pris pour cible en pleine journée, sur la place des Amaryllis dans le quartier des Moulins.

Des fleurs ont été déposées sur les lieux de la fusillade dans le quartier des Moulins à Nice.

« Cet individu m’a retirer le droit de lui dire au revoir »

« Il vient, il tire sur des victimes innocentes, les tues, et pars. Je suis meurtri dans mon cœur d’enfant que cela cesse bordel ! Il a agonisé, seul, dans son sang et cet individu m’a retirer le droit de lui dire au revoir. »

Le drame, survenu vers 15h30, a fait deux morts et six blessés. Selon les premiers éléments de l’enquête, le tireur se serait approché en trottinette avant de faire feu à une dizaine de reprises avec une arme de calibre 9 mm sur des personnes attablées à une terrasse, non loin d’une épicerie.

Au-delà de la perte personnelle, la fille d’Ahmed pointe du doigt la situation sécuritaire de la ville, dénonçant un « laxisme » de l’État.

L’enquête se poursuit activement pour identifier et interpeller les auteurs des faits, toujours en fuite. En attendant, son message résonne comme un ultime hommage : « Mon papa je t’aime tellement je te rendrais fière (…) Justice pour Ahmed ! ».