© HCL - Les Hospices civils de Lyon disposent de 45 chambres dans le service des maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital de la Croix-Rousse.

© HCL – Les Hospices civils de Lyon disposent de 45 chambres dans le service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital de la Croix-Rousse.

Les passagers du MV Hondius, bateau de croisière sur lequel une épidémie d’hantavirus a fait trois morts, sont de retour en France et hospitalisés depuis lundi 11 mai. L’inquiétude se porte sur la capacité des hôpitaux à accueillir les patients atteints de ce virus, qui demande des moyens de précaution stricts pour isoler les malades touchés par la souche Andes.

Les Hospices civils de Lyon (HCL) assurent que « des points réguliers avec l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes (ARS Aura) sont organisés » et que « les HCL, en tant qu’établissement de référence pour les risques épidémiques et biologiques, sont mobilisés en continu pour se préparer aux situations sanitaires exceptionnelles qui sont aussi d’ordre infectiologique ».

Hantavirus : les Hospices civils de Lyon se disent prêts

Les Hospices civils de Lyon assurent qu’ils « sont en mesure de prendre en charge un patient atteint d’un hantavirus en lien avec cette situation sanitaire internationale instable ». Les HCL n’ont pas souhaité communiquer sur le nombre exact pouvant être accueilli.

Ils rappellent seulement qu’à l’hôpital de la Croix-Rousse « le service des maladies infectieuses et tropicales dispose d’un bâtiment équipé de matériel médical de pointe et intégrant un parcours de soin ultra sécurisé pour des patients à haut risque infectieux ». 

Sur le site internet des HCL, il est précisé que « le bâtiment dispose de 45 chambres seules, dont deux chambres de haut isolement (HI) en pression négative avec double SAS, 12 chambres d’isolement en pression négative avec SAS et 31 chambres non pressurisées avec SAS ».

L’hantavirus déjà détecté à Lyon en 2020 et 2022 sur des rats

Les hantavirus regroupent une famille de virus dont l’infection est généralement transmise par des rongeurs. Les caractéristiques, les symptômes et leur létalité varient selon la souche de chaque maladie, rappelle le site de l’agence ANRS – Maladies infectieuses émergentes.

A Lyon, le virus n’est pas nouveau, il a déjà infecté les rats sauvages du parc de la Tête d’Or entre 2020 et 2022. Dans le Rhône, le « premier cas [humain] d’hantavirus confirmé » a été recensé en 2024. « Il s’agit d’un cas d’infection par [la souche] Seoul du virus », avait précisé Centre national de référence (CNR) en 2025, indiquant qu’elle se rapprochait de la souche des rats infectés.