Le maire UDR a approuvé la demande formulée par la section départementale du PCF d’ériger à Nice une statue en hommage au résistant communiste Max Barel.

Le maire de Nice, Éric Ciotti (UDR), élu avec l’appui du Rassemblement national, a annoncé mercredi que la ville érigerait une statue de Max Barel, un résistant communiste, sur la place qui porte son nom près du port de Nice (Alpes-Maritimes).

Cette décision illustre la politique d’inclusion affichée par le nouveau maire, qui avait déjà annoncé en avril renoncer au «parvis Nicolas Sarkozy», voulu par son prédécesseur et rival Christian Estrosi (Horizons). L’esplanade devant le futur hôtel des polices, qui doit être livrée en octobre et réunir les services de police nationale et municipale, devrait finalement être baptisée en hommage aux 86 tués de l’attentat du 14 juillet 2016, au lieu de porter le nom de l’ancien président et ex-chef de la droite française, dont est issu Éric Ciotti.


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Délibération «prochainement» en conseil municipal

Pour la statue de Max Barel, l’édile a annoncé dans un communiqué qu’il soutenait la demande formulée le 8 mai par la section départementale du PCF et qu’une délibération serait «prochainement» présentée au conseil municipal. Né en 1913 à Menton et fondateur d’une cellule communiste à l’école Polytechnique, Max Barel a été décoré de la croix de guerre en 1940 puis s’est engagé dans la résistance en 1941, avant de mourir sous la torture à Lyon en 1944.

Son père Virgile Barel (1889-1979), figure de la vie politique niçoise, a été élu député à plusieurs reprises entre 1936 et 1978. Dans son communiqué, Éric Ciotti ne mentionne pas les idées politiques de Max Barel mais assure que «son courage, son sens du devoir et son sacrifice pour la liberté font de lui une figure majeure de l’histoire niçoise et des valeurs républicaines».

«À travers cet hommage, c’est toute une mémoire longtemps invisibilisée qui retrouve sa place dans l’espace public: celle des militants communistes, des ouvriers, des syndicalistes et des résistants qui furent en première ligne dans la lutte contre le nazisme et pour la libération du pays», a cependant salué le PCF des Alpes-Maritimes dans un communiqué. Ces hommages sont rares sur la Côte d’Azur: l’été dernier, le maire LR de Saint-Raphaël, Frédéric Masquelier, avait créé la polémique en inaugurant une stèle aux victimes du «totalitarisme communiste» .