Il avait interdiction de travailler avec des mineurs, mais des dizaines de familles lui ont confié leurs enfants. Elles découvrent seulement aujourd’hui, avec horreur, qu’il avait déjà été condamné pour des violences sexuelles sur mineur. Le parquet de Lille a annoncé ce mercredi la mise en examen d’un homme soupçonné de viols et d’agressions sexuelles sur de très jeunes enfants gardés entre mars 2023 et décembre 2025 dans l’agglomération de Lille.

Le suspect travaillait comme garde d’enfants après avoir été recruté via une plateforme spécialisée. Selon le communiqué du procureur Samuel Finielz, « 58 enfants ont été identifiés comme ayant été gardés par le mis en cause entre mars 2023 et décembre 2025 au sein de 44 familles domiciliées sur Lille et son agglomération ».

Des enfants âgés de 2 mois à 5 ans

Parmi ces enfants âgés de 2 mois à 5 ans au moment des faits, 18 sont susceptibles d’avoir été victimes. L’enquête a également révélé, après l’analyse de ses supports numériques, la détention d’images d’atteintes sexuelles sur un animal domestique.

Les chefs retenus sont lourds : viols sur mineurs de 15 ans pour trois d’entre eux et agressions sexuelles pour quinze autres. Des faits remontant à l’été 2014, commis dans un centre aéré de Poitiers, ont par ailleurs été joints à la procédure lilloise.

Placé en détention provisoire après avoir « pour l’essentiel exercé son droit au silence », le mis en examen, en récidive, encourt la réclusion criminelle à perpétuité. L’enquête se poursuit pour vérifier si d’autres sites de mise en relation ont été utilisés et si d’autres familles, plus anciennes, ont pu être victimes de ce prédateur. Le procureur rappelle que les parents ont le droit d’exiger le bulletin n°3 du casier judiciaire du baby-sitter qu’ils embauchent, extrait où se figure ce type de crimes.