Il y a huit ans, une série comique phare des années 2010 a échappé de justesse à l’annulation, permettant ainsi à ses fans de profiter de trois saisons supplémentaires qui ont marqué la décennie télévisuelle.

Tl;dr

  • Brooklyn Nine-Nine sauvée par NBC après annulation par Fox.
  • Succès critique initial, mais audiences en baisse dès saison 4.
  • Dernière saison courte, finale jugée décevante et inaboutie.

Une renaissance inattendue pour un classique culte

Lorsque Fox a décidé, en mai 2018, de mettre un terme à la diffusion de Brooklyn Nine-Nine, la série venait tout juste d’atteindre la fin de sa cinquième saison. Pourtant, à peine vingt-quatre heures plus tard, une surprise attendait les fans : NBC annonçait la reprise immédiate du programme. Cette manœuvre, plutôt rare dans le paysage des sitcoms américaines, a permis au show de prolonger son existence trois années supplémentaires, une chance que beaucoup d’autres n’ont jamais eue.

L’alchimie d’un casting inimitable

Lancée en 2013, la comédie policière s’est imposée dès ses débuts. Portée par l’énergie d’Andy Samberg et épaulée par une équipe talentueuse — on pense à Stephanie Beatriz, Chelsea Peretti, ou encore le vétéran Andre Braugher, impressionnant dans le rôle du capitaine Holt —, Brooklyn Nine-Nine a rapidement remporté un Golden Globe, avant d’obtenir un taux d’approbation critique remarquable de 100 % pour sa deuxième saison sur Rotten Tomatoes. Le secret ? Une dynamique de groupe qui rappelait celles de séries comme The Office ou Parks and Recreation. Mais derrière ce succès se cachait une réalité plus nuancée.

Baisse d’audience et nouveau départ chez NBC

Si les deux premières saisons réunissaient près de 5 millions de téléspectateurs chaque semaine, l’audience s’est effritée à partir de la quatrième année, tombant sous la barre des 3 millions. Cette érosion progressive a convaincu Fox d’arrêter les frais. Ironie du sort : une fois arrivée sur NBC, la série a vu ses chiffres repartir légèrement à la hausse avec une sixième saison suivie par environ 3,1 millions de fans.

Voici quelques exemples marquants illustrant le destin incertain des sitcoms aux États-Unis :

  • Freaks and Geeks, annulée après une seule saison.
  • My Name Is Earl, stoppée brutalement sur un cliffhanger non résolu.
  • Community, ressuscitée, elle aussi, après une première annulation.

Une dernière saison écourtée et sous tension

À l’instar d’autres productions telles que The Conners ou New Girl, la dernière salve d’épisodes — seulement dix — a laissé un goût d’inachevé. Ce format réduit compliquait la tâche des scénaristes qui souhaitaient aborder en profondeur des thèmes aussi sensibles que les dérives policières, mis en lumière dans l’actualité récente après le meurtre de George Floyd. Finalement, entre envie de légèreté et nécessité de traiter des sujets graves, l’équilibre n’a pas été trouvé. Résultat : un final timide qui n’a pas su honorer le parcours singulier du commissariat le plus loufoque de Brooklyn.