Au Chili, le hantavirus des Andes n’est pas apparu brusquement dans l’actualité depuis l’épidémie survenue sur le bateau de croisière MV Hondius. En réalité, des cas d’infection à ce hantavirus surviennent de façon disparate, chaque année ou presque, comme l’indique un reportage de la chaîne de télévision chilienne Meganoticias (Source 1). Si ces cas n’ont pas donné lieu à une épidémie, comme fin 2018 dans un village argentin ou comme sur le navire de croisière reliant la Patagonie argentine à l’Afrique du Sud, ils ont suscité l’intérêt de la communauté scientifique chilienne.

Des animaux dont les anticorps sont très performants

Via Meganoticias et RFI (Source 2), on apprend ainsi que des médecins chercheurs de l’Université Autrale du Chili se sont intéressés aux alpagas, ces mammifères de la famille des camélidés, proches du lama. Car ces animaux connus pour leur laine possèdent des anticorps très efficaces pour neutraliser les infections virales, y compris contre le hantavirus des Andes, le seul hantavirus transmissible entre humains.

L’immunologiste Alejandro Rojas a ainsi entrepris d’utiliser des anticorps d’alpagas pour développer une thérapie prometteuse contre cette souche de hantavirus. « Ce sont des fragments d’anticorps d’alpaga qui parviennent à se lier aux virus d’une manière dont les anticorps humains sont incapables », a déclaré le Dr Rojas à RFI.

Des recherches qui n’ont pas abouti faute…

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