Le CHU de Rennes doit accueillir deux nouveaux cas contacts à l’hantavirus, qui viennent du Morbihan. Ce qui fait trois cas contacts pris en charge à Rennes depuis le début de l’épidémie. Le premier, arrivé de Concarneau ce mardi, a aussitôt été transféré vers le centre hospitalier Bichat à Paris, pour être plus près de sa famille.
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Deux nouveaux cas contacts devraient être transférés vers le CHU Pontchaillou de Rennes, ils viennent du Morbihan et seront à l’isolement, selon une source interne au CHU de Rennes.
Ces deux personnes sont asymptomatiques, comme le premier cas contact à l’hantavirus accueilli au CHU de Rennes, hier également, mardi 12 mai 2026 à midi. Ce dernier venait de Concarneau, il avait partagé le vol d’une personne malade, décédée depuis.
Il n’est pas resté longtemps à Rennes, puisqu’il a été transféré quelques heures après son arrivée, vers le centre hospitalier Bichat à Paris. Originaire de la région parisienne, il voulait se rapprocher de sa famille. Information qui a été confirmée à l’AFP par une source sanitaire : « l’un des 22 cas contact qui avait été hospitalisé à Rennes a été transféré mardi à Paris à sa demande, et après validation par les autorités sanitaires, pour pouvoir être proche de son lieu de résidence ».
Les huit Français qui ont pris un premier avion le 25 avril au départ de Sainte-Hélène vers Johannesburg avec la passagère malade sont « tous hospitalisés dans des hôpitaux parisiens », tandis que les 14 autres cas contacts, du vol Johannesburg-Amsterdam que la passagère avait essayé sans succès de prendre vu son état de santé, le sont « dans différentes villes de France », a détaillé le ministère de la Santé.
Les cas contacts « vont être testés aujourd’hui (mercredi) », a indiqué mercredi à l’AFP le représentant de la principale fédération de pharmaciens (FSPF), Philippe Besset, à l’issue d’une rencontre entre la ministre et de nombreux représentants des professionnels de santé hospitaliers comme libéraux.
Ce mardi, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, avait répété lors d’une conférence de presse que les cas contacts devaient rester hospitalisés au moins « pour 14 jours », soit la période d’incubation moyenne du hantavirus, qui peut toutefois s’étendre jusqu’à six semaines.
Lors de cette réunion, la ministre a « insisté sur le fait qu’il n’y avait pas de circulation du virus, ni de mesures particulières à mettre en oeuvre par les professionnels de santé, notamment concernant les masques ». Et en cas d’épidémie en France, ce qui n’est pas le cas, la France dispose d’un stock de masques « pour y faire face » pendant « minimum trois mois », a indiqué mercredi Matignon.
Par ailleurs, aucune destination n’est actuellement déconseillée aux voyageurs français en raison de l’hantavirus, selon le ministère des Transports.