ANALYSE – Du Panama au Groenland, du Venezuela à l’Iran, Donald Trump espère faire reculer l’influence de son premier concurrent.
Le combat géopolitique qui oppose les deux plus gros poids lourds de la planète a depuis longtemps des ramifications sur tous les continents. Mais, depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, on peut voir des ombres chinoises derrière chaque guerre américaine, militaire ou diplomatique. Rien de plus normal puisque, comme le dit la spécialiste de l’Ifri Laurence Nardon, « depuis le pivot asiatique, la Chine est dans tous les calculs des Américains ». Elle est montrée du doigt au Panama et au Groenland, au Venezuela et en Iran.
« Derrière une apparente dispersion stratégique, on voit les coups d’une superpuissance militaire et diplomatique. Mais attention cependant à ne pas donner trop de rationalité aux décisions de Donald Trump en politique étrangère ! » prévient le sinologue François Godement, conseiller spécial à l’Institut Montaigne. Cette précaution prise, on peut analyser la volonté trumpienne de reprendre le contrôle du canal de Panama, un nœud géostratégique, point…
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