Ligue 1 (29e journée en retard). Stade Brestois – Strasbourg : 1-2
Ce ne sont pourtant pas les bons souvenirs qui manquent face à Strasbourg. Du triplé de Mahdi Camara inscrit il y a deux ans en Alsace, à la magnifique frappe de Magnetti l’hiver dernier, les rencontres face aux Alsaciens se terminent souvent bien : le Racing est même l’un des adversaires qui réussit le mieux à Brest dans l’élite (7 défaites en 24 confrontations avant mercredi). Mais ça, c’était avant, et il faut accepter l’idée que les temps ont changé. Englués dans « une spirale négative », comme Éric Roy l’a déploré à l’issue du match, les Brestois ne savent plus gagner. Pourtant, l’entraîneur brestois n’avait « pas grand-chose à reprocher » à ses joueurs après cette nouvelle défaite. Un match en retard, comptant pour la 29e journée, où tout est parti très vite.
De retour dans leur schéma en 4-3-3, où Brendan Chardonnet (côtes) ne figurait toujours pas, contrairement à Raphaël Le Guen, aligné pour la troisième fois consécutive, et qui a encore montré de belles choses, les Brestois ont d’abord affiché les mêmes largesses défensives qui, depuis le début du printemps, leur compliquent l’existence.
Un but brestois 100 % ex-Strasbourgeois
Marquée par plusieurs hommages appuyés au directeur sportif Grégory Lorenzi, annoncé en partance pour Marseille, la rencontre avait à peine débuté que le Suédois Nanasi et l’Argentin Barco, que l’on devrait retrouver cet été à la Coupe du monde, profitaient de la passivité finistérienne pour ouvrir le score (0-1, 9’). Dans cette opposition débridée, où la maîtrise était strasbourgeoise mais les occasions brestoises, ce sont deux anciens de la Meinau qui permettaient à Brest de recoller, dans la foulée : d’un centre magnifiquement enroulé, Kenny Lala trouvait la tête de Ludovic Ajorque, auteur de son 8e but de la saison (1-1, 13’). Le premier depuis le 8 mars dernier, dernière victoire brestoise en date (2-0, face au Havre). Mais par son jeu en mouvements et son insouciance retrouvée, la jeunesse alsacienne redonnait trop vite le tournis à l’arrière-garde brestoise, à l’image d’un Junior Diaz pris par la feinte d’Enciso : Nanasi n’avait plus qu’à effleurer de la tête le service de ce dernier pour tromper une 2e fois Grégoire Coudert (1-2, 20’).
Des occasions à la pelle, pourtant
Les Brestois n’abdiquaient pas pour autant, malgré le vent froid et la pluie, se créant même les plus belles opportunités, les plus nombreuses aussi (21 tirs contre 10 ; 15 occasions à 9). « Ça ne nous a pas souri ce soir. C’est le match où on a eu le plus d’Xg de la saison (3,11) », déplorera Éric Roy.
En vrac ? Une reprise acrobatique de Doumbia à côté (22’), une frappe d’Ajorque qui trouvait l’épaule de Penders (35’) ou une tête mal ajustée de Diaz, sur l’un des trop rares bons services de Del Castillo (76’). En fin de rencontre, c’est encore Ajorque, bien servi par l’entrant Mboup, qui voyait le cadre se dérober (87’). Il semblait écrit que les Brestois n’auraient rien à tirer de ce match, condamnés à subir leur 6e défaite en huit matchs. Pour deux petits points pris sur 24 possibles par une équipe comme à bout de souffle.