Au programme du festival montpelliérain depuis 2022, la discipline qui mêle sport et culture est devenu un habitué en même temps qu’elle a gouté à l’olympisme.
Des athlètes qui dansent au rythme de sons hip-hop, un speaker qui se chauffe au micro et un public de curieux installé sur la butte devant la scène. Aucun doute, le Fise Montpellier a bien débuté mercredi matin. Les épreuves de breaking ont lancé les festivités.
L’occasion de prendre des nouvelles sur une discipline qui est entrée au programme des Jeux Olympiques de Paris 2024 aussi vite qu’elle en est sortie. « Grâce aux JO, le breaking a reçu un gros coup de projecteur, c’était une magnifique opportunité de montrer qu’on existe, explique Omar Remichi, entraîneur de l’équipe de France en 2023 et 2024. Quand les Jeux sont partis, on est revenus à notre atmosphère naturelle. »
Pas besoin de le chercher, le breaking ne sera pas de la fête lors des Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028. Les discussions sont en cours en hautes sphères pour sa réintégration à Brisbane en Australie en 2032. « Il y a de l’espoir mais, si ça ne revient pas aux Jeux, la vie continue. »
« Pour la jeunesse, un moyen d’expression »
Alors la plus prestigieuse des compétitions internationales a-t-elle fait du bien ou du mal au breaking ? « Les deux, lâche Omar Remichi qui a accompagné le Perpignanais Dany Dann vers la médaille de bronze olympique à Paris. On a mis le breaking dans la lumière, un Français a décroché une médaille, on est très fiers. D’un autre côté, je pense qu’on est resté trop focus sur l’épreuve du un contre un. Pour nous, le break, c’est aussi du trois contre trois, du quatre contre quatre, des battles de crews… Le un contre un nous a amené un côté compétition et ça nous a enlevé un peu l’esprit collectif. »
Une chose est sûre, quand on voit le nombre de jeunes danseurs sur la scène du Fise Montpellier, cette participation olympique a créé des vocations : « Pendant cette période, on nous a donné la parole pour expliquer ce qu’est le break à un maximum de personnes. Pour la jeunesse, le breaking est un moyen d’expression. On peut devenir athlète, performer mais on peut aussi envoyer des messages. Ça se ressent dans la personnalité et la façon de danser des danseurs. »
Le breaking a intégré le programme du festival montpellier en 2022 jusqu’à en devenir un habitué : « Le Fise, c’est qui se rapproche le plus de notre ADN, conclut Omar Remichi, responsable consultant breaking pour le Fise. C’est un événement sportif et culturel. Quand tu marches dans le Fise, tu as l’impression d’un festival de musique. »
Ce jeudi à partir de 20h, les finales des épreuves de breaking vont enflammer les rives du Lez.