Ainsi, en avril, 72 % des sondés ont répondu « oui », contre 22 % qui ont répondu par la négative, entraînant une cote de 52 points. Il s’agit du plus bas résultat obtenu depuis septembre 2011, où le taux s’élevait alors à 41 points. À cette époque, 66 % des répondants s’estimaient heureux.
Cet indice était pourtant resté stable depuis le début de la guerre, oscillant entre 58 et 73 points. Mais le taux a commencé à diminuer en février dernier. Il était alors à 55 points.
Selon Valery Fyodorov, directeur du VTsIOM, ces fluctuations suivent généralement les crises économiques. « Les moins heureux sont ceux qui suivent de près l’actualité politique — ceux qui lisent ou regardent les médias d’opposition et qui sont insatisfaits de l’action de Poutine. Ce groupe affiche les taux de mécontentement les plus élevés », explique le sociologue, cité par la Novaya Gazeta.
Une explication qui se confirme, étant donné les difficultés auxquelles fait face l’économie russe. Le 12 mai 2026, le ministère russe du Développement économique a d’ailleurs revu à la baisse les prévisions de croissance du PIB pour l’année en cours, passant de 1,3 % à 0,4 %.
De plus, la situation géopolitique est également morose pour les Russes qui perdent du terrain sur le front ukrainien.