D’une efficacité diabolique, les Parisiens ont été sacrés sur le terrain de leurs dauphins lensois ce mercredi, en match en retard de la 29e journée de Ligue 1.
Efficacité. C’est le maître mot du soir. Les Sang et Or ont enflammé Bollaert, générant un maximum d’occasions face au PSG, ce mercredi, lors du fameux match en retard de la 29e journée de Ligue 1. Ils ont tout eu, sauf l’efficacité. Et ce sont les Parisiens qui l’ont emporté chez leurs dauphins (0-2). Succès qui leur permet d’acter officiellement le 14e titre de champion de France de leur histoire, le cinquième de suite. Il ne manquait qu’un point au Paris-SG, qui en a pris trois, grâce à des buts de l’inévitable Khvicha Kvaratskhelia et Ibrahim Mbaye. Le grand bonhomme de cette rencontre, c’est néanmoins Matveï Safonov. Infranchissable. Le PSG va maintenant pouvoir se concentrer pleinement sur la finale de Ligue des champions contre Arsenal, le 30 mai, à Budapest. Les Lensois, eux, ont rendez-vous avec Nice le 22 mai, au Stade de France, pour tenter de gagner leur première Coupe de France.
Dans un stade bouillant et… taquin («Le Qatar tue le foot français», «Nasser tue la Ligue 1»…), le PSG affichait rapidement sa maîtrise habituelle, avec le petit Dro pour envoyer la première banderille (7e) et Neves pour chercher la lucarne opposée (14e). Mais les Lensois avaient les crocs. Agressifs, mordants, incisifs, ils donnaient le change. Et même mieux. D’abord sollicité par Edouard (18e), Safonov sauvait la maison devant Said, puis Zabarnyi face à Thomasson (20e). Le feu. Sauf qu’avec ce PSG, la moindre erreur se paie cash : perte de balle de Sarr sous la pression de Dembélé, «Kvara» pour la punition (0-1, 30e). Impitoyable. Tout l’inverse de Thomasson (33e), Edouard (36e), Sima (38e, 41e) et surtout Said, dégoûté par Safonov (45+2). Et encore, ça aurait pu être pire sans la main ferme de Risser face à «Dembouz» (44e)…
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Ce n’est qu’après le traditionnel couplet des Corons de Pierre Bachelet que les fauves étaient lâchés. Encore les Lensois à l’attaque, encore Safonov infranchissable face à Sima (46e). «Motya» rugissait sur ce coup. Survolté. Et heureux, avec Sima qui se présentait face à lui et… tirait sur son torse (53e). Écœurant. Gare à la banderille de Dembélé, qui ne parvenait pas à enrouler (57e). Mais ce n’était vraiment pas le soir des Sang et Or, à l’image de ce tir contré par le mollet de Zabarnyi (74e) et surtout Sima, parfaitement trouvé par l’entrant Thauvin mais qui trouvait le poteau (75e). Maudits Lensois…
Et encore davantage quand on sait que Baidoo a été contraint de céder sa place sur blessure (60e). C’est grave docteur ? Évidemment, le festival Safonov continuait, le portier russe s’interposant devant ce plat du pied de Sangaré (80e). Injouable. «On a à cœur de vivre un bon match face à la meilleure équipe du monde», disait Pierre Sage avant la rencontre. Ses joueurs ont entendu le message. Ils ont présenté leur meilleur visage. C’était sans compter sur la variable Safonov. Thauvin a bien fait exulter Bollaert. Joie de courte durée, le temps pour l’arbitre de signaler un hors-jeu (88e). Non, ce n’était vraiment pas le soir d’un RC Lens qui encaissait le but du break dans les arrêts de jeu, sur un contre éclair, grâce à Mbaye, servi par Doué (0-2, 90+2). Les Lensois ont néanmoins réalisé «une magnifique saison», comme on a pu le lire sur une banderole. Rien ne pourra leur enlever.
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