Un risque important sur le Laghet, le cours d’eau qui traverse La Trinité… Ladislas Polski a informé les Trinitaires que l’urgence imposait la fermeture de la zone.
Immédiatement. Ce qui n’est pas sans conséquence. Les places de stationnement en zone bleue, du rond-point de La Liberté jusqu’à Auchan, sont neutralisées. 160 emplacements. À la place, la commune va se servir de la piste cyclable pour créer 105 places le long du boulevard Suarez. Et d’autres stationnements seront créés sur le côté droit dans le sens montant.
« Aucun impact sur les finances des Trinaires »
Autre décision : « Le parking du rez-de-chaussée d’Auchan passera en zone bleue – stationnement 1h30 avec un disque et jusqu’à 24 heures pour les titulaires d’une vignette que tous les automobilistes de la commune peuvent acquérir pour 45 euros par an. Cela permettra, en évacuant la totalité des véhicules ventouses, de libérer une centaine de places supplémentaires », a indiqué le maire sur une publication Facebook datée du 29 avril. Les travaux qui n’auront lieu que la nuit, vont prendre une quinzaine de jours.
« Naturellement, je souhaite que le stationnement de la couverture du Laghet revienne après la consolidation », précisait-il ensuite, le 4 mai, dans nos colonnes. Le coût des travaux n’a pas encore été calculé.

Mais, « il n’y aura bien évidemment aucun impact sur les finances des Trinitaires. Je n’ai pas l’intention d’augmenter les impôts », a promis Ladislas Polski. Qui affirme : « Je mesure l’impact de cette décision sur notre quotidien dans les prochaines semaines, mais elle s’impose au regard de l’impératif de sécurité dont je suis le garant ».
« On ne comprend pas cette précipitation »
Pas de quoi calmer certains commerçants. Le maire a reçu ceux de l’association Cap Trinité, lundi dernier. Et beaucoup estiment que la charrue a été mise avant les bœufs. D’autant que « l’on sait depuis longtemps que cette zone est fragile, ça ne date pas d’aujourd’hui », commente Sophie (1). « Quand on passe en voiture ou à pieds, on voit les IPN rouillés, ajoute-t-elle. L’urgence n’était pas à 15 jours, pourquoi ne pas avoir réalisé les places de stationnement à Suarez avant de fermer le Laghet ? »
« Le choc est rude pour les commerçants qui essaient déjà de survivre, et aussi pour les riverains », enchaîne-t-elle. Et de poser : « On ne comprend pas cette précipitation, une information préalable aurait permis à certains commerçants de ne pas investir dans de gros travaux mais d’attendre la transformation et la sécurisation finale de cette zone ».
Quant à l’accord passé avec le centre commercial, ce n’est pas la solution selon eux. « Il est quelque peu osé de demander à un artisan ou un commerçant qui transporte cartons et pots, de faire 500 m aller et 500 m retour », grogne Sophie.
1. Le prénom a été modifié.