Nouvelles dates (du jeudi 27 au dimanche 30 août, au lieu de la fin du mois de juillet), nouveau format avec quatre jours de compétition au lieu de cinq, une finale disputée le dimanche et un nouvel acteur dans le comité d’organisation avec l’arrivée de Joël Cantona : pour son retour après une année blanche, le Provençal 2026 sera celui du changement.
Et d’autres nouveautés vont suivre pour redynamiser un concours qui fêtera cette année sa 108e édition.
Pour autant, malgré quelques habitudes qui vont s’en trouver chamboulées, Le Provençal reste solide sur ses fondamentaux de plus ancien concours de boules du monde, dont la création remonte à 1908. Car si certaines pratiques changent l’esprit de l’épreuve, qui est de célébrer un jeu bien de chez nous demeure. Après tout, la première édition n’avait-elle pas eu lieu en septembre avant que le mois de juillet ne prenne le relais ?
C’est avec cette idée directrice que le studio de La Provence a réalisé l’affiche qui accompagnera cette 108e édition.
Un visuel qui reprend les codes et le côté vintage de celles des dernières éditions, mais avec un clin d’œil avec quasiment les origines de l’épreuve, avec la citation du personnage de l’affiche de 1922, qui fait aujourd’hui encore le bonheur des collectionneurs. « Le vintage est tendance et l’affiche correspond bien à l’idée que l’on peut se faire du Provençal », estiment le coorganisateur Joël Cantona et le directeur du concours, Gérard Poncié.
Bosso : « Le Provençal, c’est culturel »
« Je vais sans doute l’imprimer et l’encadrer », glisse, séduit, l’humoriste et comédien marseillais Patrick Bosso, viscéralement attaché au concours. Une passion presque amoureuse pour le Provençal qui lui vaut depuis la 100e édition le titre « d’ambassadeur à vie ».
Et, quand il en parle, c’est avec le cœur : « Dans ma carrière, j’ai eu la chance de jouer dans tous les coins de France. Et je me suis retrouvé par exemple dans le Pays basque à regarder des parties de pelote. C’est un peu ça le Provençal. Quelque chose qui va au-delà d’un simple concours de boules, qui fait partie de notre culture. Quand on regarde les films de Pagnol, que le tramway est bloqué par une partie de boules, c’est au jeu provençal qu’ils jouent. Et, dans une époque où tout va de plus en plus vite, c’est important d’avoir un repère comme celui-là. Tout change, mais le parc Borély est sans doute l’un des seuls endroits de Marseille qui restent immuables. »
Prochaine étape, l’ouverture des inscriptions dans les tout prochains jours.
Ça sent déjà bon l’été.