L’image a choqué ses abonnés : visage gonflé, nez entièrement
recouvert d’un bandage blanc. Sur Instagram, Sandra
Sisley
, 53 ans, a révélé avoir subi une lourde opération
du nez, conséquence directe de son ancienne addiction à la
cocaïne. Sur son compte Instagram, celle qui est
aujourd’hui l’épouse de Tomer Sisley a accepté de
montrer ce que cette drogue lui a fait physiquement. Un témoignage
cru, sans filtre, qui raconte une femme littéralement marquée au
visage.

Figure des nuits parisiennes devenue femme d’affaires, Sandra
Sisley vit désormais une vie plus apaisée aux côtés de Tomer
Sisley, qu’elle a épousé en 2017. Mais ses « bêtises de
jeunesse », comme elle les appelle, l’ont rattrapée des années
après avoir arrêté. Entre examens alarmants, menace de nécrose et
chirurgie réparatrice, son récit éclaire les coulisses d’une
descente aux enfers commencée bien avant cette
opération.

Sandra Sisley défigurée par la cocaïne : l’opération qui a tout
changé

Tout est parti d’examens du nez reçus après un séjour en Sicile.
« À mon retour de Sicile, j’ai eu des résultats d’examens du nez
qui n’étaient pas bons. Je suis suivie depuis des années à cause de
trous, de lésions, de grosses difficultés respiratoires la nuit,
cloisons nasales déviées », a expliqué Sandra Sisley dans ses
stories Instagram, relayées par Closer. Les médecins la
surveillaient déjà pour un risque de nécrose lié aux dommages
causés par la cocaïne.

Le 3 mai, elle apparaît en vidéo, le visage bandé, après une
rhinoplastie reconstructrice destinée à stabiliser
une grave nécrose de la cloison nasale.
« J’étais surveillée pour tout ce qui est nécrose etc. Enfin
bref, il a fallu intervenir sur mon nez donc je suis passée sur le
billard. » Elle résume l’ampleur des dégâts d’une phrase lucide
: « Je ne vais pas retrouver la forme de mon nez d’avant. Il y a
beaucoup de choses à gratter. Bref, ça a vraiment été un pain
surprise. »

De la fête à l’enfer blanc : comment la cocaïne a brisé Sandra
Sisley

Longtemps, Sandra Sisley a évolué au cœur de la nuit parisienne
sans franchir certaines lignes. Tout bascule vers
ses 33 ans, au moment de son divorce avec le producteur Valéry
Zeitoun, père de son fils. Elle raconte alors une consommation qui
devient quotidienne : « Parce que mon couple bat de l’aile,
parce que je ne comprends pas ce qui se passe, je lâche la rampe
[…] je perds tout, ma boîte de prod, et je finis en hôpital
psychiatrique ». Elle y restera quatre mois, au lieu des trois
semaines initialement prévues.

Avec le recul, Sandra Sisley décrit une illusion de
toute-puissance qui dissimule une autodestruction
rapide
. « Tu vieillis plus vite, tu deviens
paranoïaque, la réalité c’est que tu es en train de te tuer »,
confie-t-elle dans le podcast Conversations avant la fin du
monde. Lors d’une conférence au festival Pop & Psy,
elle prévient : « On a toujours une mauvaise raison de prendre
de la drogue puisque de toute façon c’est toujours la drogue qui
gagne et elle gagne en te détruisant ».

Sandra et Tomer Sisley : une nouvelle
vie marquée par les séquelles

L’électrochoc a pris un visage très concret : son fils Dino,
alors âgé de 4 ans, se blesse une nuit et elle se sent trop
affaiblie pour réagir. « Quelle maman es-tu devenue ? », se
remémore-t-elle. Elle décide de se faire interner le 25 avril, jour
de son anniversaire, pour marquer sa « renaissance ».
« Je ne voulais pas devenir cette femme-là. Je ne voulais pas
que la cocaïne remplace ma maternité », insiste-t-elle.

Aujourd’hui, mariée à Tomer Sisley depuis 2017, elle dit puiser
sa force dans cette stabilité retrouvée, tout en assumant des
cicatrices visibles. « J’ai eu une nécrose de
la cloison nasale, à cause de mes bêtises de jeunesse »,
reconnaît-elle. Très directe avec sa communauté, elle rappelle :
« Je voulais vous faire un message pour vous dire que cette
drogue laisse des lésions mentales et physiques des années après,
donc ne prenez pas ça ». « Si ça peut aider des gens à ne
pas tomber dedans ou à se dire ‘Je peux m’en sortir’, c’est
génial », ajoute-t-elle, faisant de son visage opéré un outil
de prévention plus qu’un sujet de honte.