Les hostilités sont ouvertes. Après des jours de spéculation, le ministre de la Santé britannique Wes Streeting a fini par quitter le gouvernement de Sa Majesté, jeudi 14 mai à la mi-journée, et réclamer ouvertement le départ du Premier ministre Keir Starmer.

Perçu come l’un des principaux rivaux du chef de l’exécutif, ce représentant de l’aile droite du parti travailliste accuse Starmer d’avoir plombé ses troupes lors des élections locales du 7 mai, désastreuses pour la formation de centre gauche. “Il ne fait aucun doute que l’impopularité de votre gouvernement a été un facteur majeur dans nos défaites en Angleterre, au pays de Galles et en Écosse”, écrit le natif et élu de Londres dans sa lettre de démission. “Streeting n’a pas retenu ses coups dans cette missive”, commente le tabloïd de gauche le Daily Mirror.

Processus le plus large possible

Pour autant, le quadragénaire ne semble pas disposé à déclencher – dans l’immédiat du moins – le processus de sélection d’un nouveau dirigeant du Labour, qui deviendrait donc, en vertu du système politique britannique, le prochain Premier ministre (car issu de la majorité parlementaire). À la place, il enjoint le locataire du 10-Downing Street de définir lui-même le calendrier de sa propre succession. “Ce qui intéressant dans son texte,