Dans une interview accordée au média algérien TSA, relayé par le JDD, le recteur de la Grande Mosquée de Paris s’est exprimé sur les conséquences des différentes polémiques liées à l’islam. Chems-Eddine Hafiz évoque « un sentiment de saturation et d’injustice » parmi les musulmans. Il craint ainsi l’émergence progressive d’un « régime d’exception » les visant. « La loi ne peut en aucun cas cibler un groupe ou des individus en raison de leur religion », explique-t-il, ajoutant que ce « danger d’un régime d’exception est réel ».

Il s’en prend à nouveau au Canon français

Si Chems-Eddine Hafiz rappelle « la nécessité pour l’État de lutter contre l’extrémisme et toutes les atteintes à la République », le recteur de la Grande Mosquée de Paris estime que cette lutte doit être menée « avec discernement, dans le respect des libertés fondamentales et sans stigmatisation collective ». Selon lui, en France, beaucoup de musulmans pensent que « leur appartenance religieuse est constamment placée sous suspicion ou instrumentalisée à des fins politiques ».

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Par ailleurs, le responsable religieux s’en est pris aux membres du banquet du Canon français, qu’il accuse de chercher à « normaliser les idées racistes » et à « ostraciser tous ceux qui les combattent ». Quelques jours auparavant, Chems-Eddine Hafiz avait fait part de son hostilité envers la société. Il avait déclaré que le Canon français avait une volonté  « d’exclure » une partie de la population en proposant du « cochon à la broche » à ses banquets.