Elle avait quatre ou cinq ans. Sa mère venait de l’emmener à l’Auditorium de Lyon entendre un orchestre symphonique jouer Pierre et le Loup. En sortant de la salle, la petite fille prophétise très sérieusement : « Maman, je veux travailler dans une salle aux fauteuils rouges. » Depuis, Marina Pangos n’a pas changé d’avis.

Des fauteuils rouges à la Maîtrise

Quelque trente ans plus tard, le 4 mai 2026, la comédienne et chanteuse lyonnaise a reçu le Molière de la Révélation féminine pour son incarnation dans Le Chant des lions. Dans la salle des Folies-Bergère, Mélanie Doutey lui remet la statuette : « Elle fait partie des actrices qui m’ont fait rêver petite fille, confie Marina Pangos. Entendre mon nom dans sa bouche, c’était renversant. » La salle, le trac, la robe qu’il ne fallait pas déchirer en montant sur scène, et cette vague d‘émotions, difficile à contenir.

Née à Clermont-Ferrand, elle grandit à Saint-Foy-lès-Lyon bercée par les films de l’âge d’or…