ANALYSE – Deux approches s’affrontent pour terminer la guerre en Ukraine. L’une, trumpiste, fondée sur la « realpolitik » et le primat de la force et l’autre, européenne, met en garde contre une « realpolitik » sans prise en compte du « réel ».

La Douma a voté mercredi un texte de loi qui autorise le président Poutine à envoyer des troupes dans tout pays où des citoyens russes pourraient être menacés, arrêtés ou portés devant les tribunaux. Une législation décomplexée que les Ukrainiens voient comme une « normalisation de l’expansionnisme russe ».

Cette initiative législative menaçante coïncide – ce qui ne peut être un hasard – avec la tenue, jeudi et vendredi à Chisinau en Moldavie, d’un sommet des ministres des Affaires étrangères du Conseil de l’Europe, qui devrait confirmer la création du tribunal spécial pour le crime d’agression russe contre l’Ukraine, dont le statut avait été adopté en juin 2025. La France a annoncé par la voix de son ministre Jean-Noël Barrot qu’elle « rejoindra le comité de direction du tribunal spécial », dont elle espère voir la création lors de la réunion.

La liste des signataires n’est pas claire, vu la sensibilité du sujet en pleine guerre hybride russe contre l’Europe, mais une vingtaine…

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Le Figaro

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