Le 8 mai 2026, le contrôle d’une Ford Focus par quatre policiers dans l’agglomération de Rouen a rapidement dégénéré. Le conducteur, au volant d’une voiture immobilisée et sans assurance, perd tout contrôle de ses émotions. L’homme enchaîne insultes et menaces de mort envers quatre policiers, dont trois policières traitées avec un sexisme manifeste. Mal lui en a pris, les forces de l’ordre étaient équipées de caméras piétonnes.

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Lors de l’audience du lundi 11 mai 2026, au tribunal correctionnel de Rouen, l’énumération des injures par le président ne manque pas de surprendre. Insultes hautes en couleur et sous-entendus sexuels graveleux s’enchaînent, rappelant presque un sketch de Jean-Marie Bigard. Dans la salle, certains ricanent. Les magistrats, eux, n’ont pas envie de rire. Lors du contrôle, le prévenu a poussé son fils mineur à s’interposer entre lui et la police.
« Je me suis un peu emporté »
Le premier concerné est un homme de 29 ans, analphabète et membre de la communauté des gens du voyage. Handicapé d’un œil, il a déjà été condamné à douze reprises. S’il n’a pas d’autre choix que de reconnaître son coup de sang, il nie avoir été derrière le volant ce jour-là. Selon lui, son frère conduisait. Reste que les policiers assurent qu’il était bien au volant du véhicule.