Un objectif « zéro déchets » qui marque des points. Citeo et le Parc national des Calanques, fondateurs du premier plan de lutte contre les déchets abandonnés (PLDA) dédié au Parc national des calanques, se sont à nouveau dits « oui ». L’organisme créé par les entreprises de la grande distribution pour réduire leur impact écologique a signé avec l’établissement public une nouvelle convention pour la période 2026-2029, mardi 12 mai, en présence de la directrice du Parc, Gaëlle Berthaud, de son président, Didier Réault, et de la directrice de Citéo pour le Sud-Est de la France, Christine Leuthy.
Une baisse continue depuis 2020
Les deux partenaires se fixent l’objectif « de réduire les emballages à la source » et de « renforcer les 3R » : réduction, réemploi et recyclage. « On est en retard dans la région et à Marseille dans la lutte en faveur de la réduction des déchets. Mais aussi en France, qui fait partie avec l’Italie des deux seuls pays européens où les bouteilles en plastique, en verre et les canettes ne font pas l’objet d’une consigne (le remboursement versé à la personne qui rapporte un emballage à son magasin, NDLR) », pointe Christine Leuthy. « L’une des raisons d’être du Parc national des calanques, créé en 2012, c’est de contrer la surfréquentation des publics, et donc, in fine, la présence de déchets », rappelle Didier Réault.
Dans ce contexte, « depuis 2020, on note une baisse des détritus. On ramasse mieux, et on fait plus attention aux types de déchets ramassés sur les sentiers pour installer les infrastructures adaptées à l’entrée du Parc », avec des conteneurs en dur pour empêcher l’éparpillement d’emballages, note Teo, de l’association MerTerre, qui mesure et catégorise les déchets dans tous les milieux. Au total, « on note une baisse de 16 % des déchets sur l’ensemble du Parc, et une réduction de 23 % sur les emballages depuis qu’il existe un plan de prévention », appliqué depuis 2021, chiffre Gaëlle Berthaud.
325 mégots trouvés en une « chasse »
Malgré ces progrès, l’association MerTerre a organisé en parallèle de la signature de la nouvelle convention un ramassage des ordures dans les calanques : 325 mégots, des dizaines de canettes et de bouteilles d’alcool en verre, et un tuyau de canalisation ont été trouvés au pied des fourrés. « Le lancement du réseau Zéro déchet sauvage en 2021 marque une grande étape. Mais il faut une action plus radicale : bannir le plastique autant que possible », enjoint Teo.
En 2025, plus de 1 400 kilos de déchets ont été trouvés dans les calanques, et la moitié était du plastique. Pour 2026, Gaëlle Berthaud annonce « la création d’un appel d’offres inédit doté de 20 000 euros », une somme ira à quatre ou cinq associations environnementales pour tenter d’atteindre un jour le « zéro déchets » dans les calanques de Marseille.