Il aurait pu être maire de Nantes. Il en a rêvé. Jusqu’au jour où son maître en politique, Jean-Marc Ayrault, alors Premier ministre, lui a préféré Johanna Rolland pour reprendre le flambeau, en 2014. Pascal Bolo avait pourtant tout pour espérer être le successeur : fidèle parmi les fidèles de Jean-Marc depuis ses années herblinoises, fin connaisseur de Nantes et de ses dossiers. Expert en finances et redoutable négociateur. Homme de terrain, chez lui au pied des tours de Nantes nord, aussi à l’aise dans les hautes sphères. Et si, finalement, il avait été victime de son envie irrépressible des bons mots. Et des moins bons…

Dans quelques jours, Pascal Bolo ne sera plus président de la Semitan, après 18 ans passés à la tête de l’entreprise d’économie mixte qui gère les transports en commun dans la métropole. À 64 ans, l’ancien adjoint aux finances – toujours conseiller départemental – met un point final à ses responsabilités d’élu nantais après trois mandats. Ce poids lourd du socialisme local, tendance aile droite du parti, a marqué, sous de multiples casquettes (1), trente ans de vie politique nantaise.

Sa carrière prend racine à Saint-Herblain, ville que dirige alors Jean-Marc Ayrault. Ce garçon faisait partie de mes supporters »,se remémore Jean-Marc Ayrault, qui lui demandera, une fois…Un……Il…,…Il……écarté…….