Ils sont profs de langue ou de yoga, pâtissière, menuisier, illustratrice, apiculteur ou communicant. Tous vivent et/ou travaillent dans le quartier Méditerranée et ont décidé de s’unir au sein de Med’in Montpellier, une association destinée à promouvoir leurs activités respectives.
Il y a Élodie (Manonviller), ex-clerc de notaire désormais figure de proue d’une agence de communication pour avocats et gérante d’un espace de travail partagé, Alice (Caroll) illustratrice et professeur d’aquarelle et Lucy (Fleischer) ayant troqué le statut d’assistante maternelle pour celui de singulière pâtissière. Trois sortes de copines, chacune entrepreneuse dans son coin. Soit souvent seule et socialement pas toujours épanouies, professionnellement parlant.
« Donner une visibilité au quartier »
D’où cette idée commune de créer une association regroupant les entrepreneuses et entrepreneurs qui vivent et travaillent dans le quartier Méditerranée où le trio exerce lui-même. Artisans, autoentrepreneurs, artistes, commerçants, enseignants, apiculteur ou encore agent immobilier… « Nous nous sommes rendu compte que l’on ne se connaissait pas. Nous avons eu envie de regrouper tous les entrepreneurs qui n’ont pas forcément pignon sur rue et travaillent souvent chez eux, contrairement aux associations de commerçants », explique le trio. Cela pour « donner une visibilité au quartier ». Soit un bout de ville, coincé entre le centre et le Polygone. Et dans lequel « on a l’impression qu’il ne s’y passe rien alors que ce n’est pas vrai ! ».
Fondée sous forme associative il y a un an, Med’in Montpellier compte aujourd’hui une trentaine de membres et n’entend pas en rester-là « Il y a encore des entrepreneurs ici qui ne sont pas connus ». Avec cet autre but que celui de se faire connaître auprès des habitants du quartier.
Site internet, annuaire et lien avec les institutions
Pour cela, un site a vu le jour sur la toile (medinmontpellier.fr) et plusieurs animations montées (Fête de la musique au mois de juin dernier, marché de créateurs au » mois de novembre ; un deuxième le 22 mai)…
« Nous avons aussi vocation être un vecteur entre les institutions et le quartier (locaux commerciaux, projets économiques, NDLR) », poursuit Élodie Manonviller. Laquelle, comme ses consœurs, espèrent faire éditer bientôt un annuaire de l’entrepreneuriat du quartier et poursuivre un travail « complémentaire à celui de l’association Mare Nostrum ». Et pour rejoindre l’association ? « Il faut être dans le quartier et disposer d’un numéro Siret ! ».