Une audience devant le tribunal administratif de Rouen se tient ce vendredi 15 mai 2026. Plusieurs associations saisissent la justice pour contester la prise en charge de cette louve capturée dans le pays de Bray, dimanche, à Saint-Pierre-des-Jonquières, près de Londinières.
Plusieurs associations saisissent en urgence le tribunal administratif de Rouen, dont France Nature Environnement et France Nature Environnement Normandie, pour demander de relâcher immédiatement la louve en Normandie. Cette louve a été capturée accidentellement dans le pays de Bray, dimanche. L’animal a été pris dans un piège à renard, à Saint-Pierre-des-Jonquières, près de Londinières.
Les associations accusent l’État d’être « hors la loi », dans un communiqué publié ce jeudi 14 mai 2026, signé également par le président du Groupe mammalogique normand. Elles affirment que l’État a été dans « l’illégalité ». Elles dénoncent une captivité « en dehors de tout cadre légal et réglementaire approprié », tout en rappelant que « le loup a un statut d’espèce protégée, sa capture, son transport et sa détention sont soumis à un régime légal et réglementaire strict. » Les associations estiment que l’intervention des services de la préfecture de la Seine-Maritime « semble avoir été menée correctement » . En revanche, « les décisions qui ont suivi », comme « le maintien en captivité dans une cage durant plus de 72 h au sein d’un parc animalier non habilité [le parc canadien de Muchedent] », ont été prises en dehors de tout cadre légal et réglementaire approprié. » Elles déplorent le fait « qu’aucune instance scientifique n’ait été sollicitée ».
À lire aussi
Cette louve va être relâchée dans les Alpes , a annoncé la préfecture mercredi 13 mai 2026. Or, toujours selon France Nature Environnement, c’est un risque délibéré pour sa survie : « la réintroduction dans le milieu naturel est strictement encadrée, et aurait dû avoir lieu à proximité du lieu de capture pour des raisons biologiques et écologiques. » Elles pointent du doigt le fait que la louve puisse être désorientée, confrontée à d’autres meutes, tout en ajoutant que cette décision n’est pas respectueuse pour les éleveurs des Alpes, « qui pourraient se voir imposer le relâcher d’un loup ». Elles veulent donc obtenir que l’animal soit libéré immédiatement en Normandie. L’audience devant le tribunal se tient à 10 h, ce vendredi 15 mai 2026.
