Après avoir disputé deux Grands Prix à Sainte-Maxime et Ajaccio, l’Ocean Fifty Sodebo est amarré au Vieux-Port de Marseille. L’occasion de faire naviguer quelques partenaires, après avoir testé de nouvelles conditions de navigation en Méditerranée, bien différentes de celles de l’Atlantique.
« La Méditerranée, c’est du vent soudain, très fort, donc ça lève rapidement une mer courte et raide avec des vagues très rapprochées, contrairement aux longues houles de l’Atlantique qu’on retrouve chez nous », explique le jeune skipper Léonard Legrand.
Une mer « aléatoire »
La grande bleue, réputée « imprévisible », oblige donc parfois les navigateurs à sortir de leur zone de confort pour se faire eux-mêmes un avis sur la situation météorologique. Même si les courses sont majoritairement océaniques, se tester en mer permet de travailler l’imprévu et d’analyser des données différentes. « Ça nous fait sortir de notre petit coin (l’immensité marine entre la Trinité et Concarneau, ndlr). Venir ici, c’est tout un voyage ».
Les côtes bretonnes, le golfe de Gascogne, le Portugal, Gibraltar… Le programme a été intense. Et pour le jeune skipper, les Colonnes d’Hercule – seul passage maritime entre l’océan Atlantique et la mer Méditerranée – constituent un bel échauffement en vue des échéances qui l’attendent.
À seulement 32 ans, le Breton ajuste donc les derniers préparatifs avant de se lancer dans sa première Route du Rhum : un plongeon aux souvenirs inoubliables dans la cour des grands, reliant Saint-Malo à Pointe-à-Pitre. Mais à ce stade, le jeune skipper estime qu’il a encore beaucoup à apprendre.
« À l’instant T, je ne me sens pas prêt, car j’ai plein de choses à apprendre. Mais j’ai tellement hâte d’y aller que je vais tout mettre en œuvre pour progresser, car je n’ai qu’une envie : naviguer en solitaire « , confie-t-il avec impatience mais lucidité, avant son retour à Lorient dès lundi prochain. En ce sens, ses navigations en Méditerranée auront été riches d’enseignements.