L’Irak aurait engagé des discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) afin d’obtenir une aide financière face aux conséquences économiques de la guerre impliquant l’Iran. Selon une source proche du FMI citée par Reuters, les premiers échanges auraient débuté lors des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale à Washington en avril 2026. Les discussions porteraient notamment sur le montant du soutien financier nécessaire et sur la structure d’un éventuel prêt.
Le conflit, déclenché fin février après des frappes massives menées contre l’Iran, a profondément déstabilisé l’économie régionale. La fermeture du détroit d’Ormuz par Téhéran a perturbé une partie majeure des exportations mondiales de pétrole. Pour l’Irak, dont les revenus publics dépendent à plus de 90 % des exportations pétrolières, l’impact budgétaire est considérable. Le commerce énergétique et les infrastructures ont été fortement affectés dans plusieurs zones du pays.
Les principaux points à retenir
• L’Irak aurait sollicité une assistance financière du FMI et de la Banque mondiale
• Les discussions auraient commencé à Washington lors des réunions de printemps 2026
• Le détroit d’Ormuz fermé par l’Iran a provoqué un choc énergétique mondial
• L’Irak doit déjà environ 2,39 milliards de dollars au FMI
• Le précédent programme d’aide du FMI à Bagdad atteignait 3,8 milliards de dollars et avait expiré en 2019
Le FMI anticipe par ailleurs une hausse massive des demandes d’assistance financière liées à la guerre au Moyen-Orient. Sa directrice générale, Kristalina Georgieva, estime que les besoins pourraient atteindre entre 20 et 50 milliards de dollars pour plusieurs pays affectés par la crise énergétique et commerciale régionale. Dans le même temps, l’institution a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.
Cette situation met en lumière la vulnérabilité économique de l’Irak face aux tensions géopolitiques régionales. Malgré ses importantes ressources pétrolières, le pays reste fortement exposé aux perturbations des marchés énergétiques et à l’instabilité sécuritaire dans la région.