La première édition de Liège-Bastogne-Liège Juniors Femmes s’est déroulée samedi dernier entre Houffalize et Remouchamps, dans le cadre des Youth Women Cycling Series. Sur les routes escarpées de l’Ardenne, les meilleures juniors du peloton international ont enfin eu droit à leur Doyenne. Et cette grande première n’a pas déçu. Partie dans la Vecquée, l’Espagnole Alejandra Neira Dominguez (Baqué Movistar Team) s’est imposée. L’histoire retiendra qu’elle a gagné le même jour que Paula Blasi a conquis la Vuelta Femenina.

« Je suis vraiment heureuse de gagner cette course incroyable. C’est une course que je regarde toujours à la télévision parce que j’adore le cyclisme. Gagner ici, dans la Redoute, c’est incroyable pour moi. » Sa dauphine, la Championne d’Australie Neve Parslow, repartait elle aussi avec des étoiles dans les yeux. « Ça représente tout. Mon nom restera là-haut. C’est un parcours incroyable. J’ai vraiment adoré ça ».

UNE ARRIVÉE AU SOMMET DE LA REDOUTE ? 

Avec ses 1.287 mètres de dénivelé positif sur 91 kilomètres, ce tracé ardennais offrait un contraste saisissant avec les traditionnelles kermesses flamandes souvent promises aux sprinteuses. Une bouffée d’air frais pour les grimpeuses du peloton. « J’aime vraiment les côtes. J’avais hâte de disputer cette course et de voir ce que je valais sur un parcours aussi exigeant, car j’ai parfois du mal à me placer dans les kermesses. C’était une superbe opportunité de nous tester sur ce type de terrain », commente Manon Mahy (Minimax WB Ladies).

Pourtant, certaines auraient encore voulu davantage de dureté. C’est notamment le cas d’Elise De Bruyn (Airtox-Carl Ras), qui estimait que la course aurait pu être plus sélective : « Je n’ai certainement pas trouvé la course trop difficile. Au contraire. Et cela ne s’explique pas uniquement par le fait que l’arrivée ne se situait pas au sommet de La Redoute. Nous n’avons pas vraiment rendu la course difficile nous-mêmes non plus. En réalité, il n’y a vraiment eu du rythme que dans la Côte de La Vecquée qui, avec son prolongement, faisait environ huit kilomètres de long. Pour une grande partie du peloton, c’était une bonne chose, mais personnellement, je le regrette. Évidemment, je ne voulais pas non plus tout faire toute seule. Sinon, je me serais grillée. » Qu’importe finalement le scénario : cette première édition a déjà trouvé sa place.