Comme en mai 2024, le RAF dispute son deuxième match de « pré-barrage » chez les Verts, ce vendredi 15 mai (20 h 30). Mais il y débarque cette fois dans une confiance folle et face à une ASSE pas au mieux.
L’époque est aux suites. Alors Saint-Étienne et Rodez ont décidé de se retrouver ce vendredi (20 h 30) pour l’épisode II d’un film à suspense, celui des play-offs de Ligue 2 dont ils avaient tourné le premier il y a deux ans. La récompense est toujours la même : le vainqueur de ce duel à Geoffroy-Guichard aura droit à une double confrontation face au 16e de Ligue 1* pour rêver d’une accession parmi l’élite.
Si l’affiche de ce blockbuster de la deuxième division ne change pas entre les Verts, 2e meilleure équipe à domicile, et les Ruthénois, 2e à l’extérieur, le challenger aveyronnais a néanmoins affûté ses armes depuis mai 2024 (défaite 2-0). Et il se présente avec une confiance décuplée par une folle série en cours de 21 matches sans revers, le dernier mardi au Red Star avec un succès renversant (3-2) lors du play-off 1. De quoi se dire qu’il possède sans doute la potion pour vaincre le Chaudron et ses 42 000 spectateurs.
Récupération et… Superstition
« On est capable de battre n’importe qui, les joueurs l’ont prouvé. Les 21 matches (sans défaite) ne sont pas anodins. Ça nous donne de la confiance et même dans les mauvais moments, on sait qu’on peut revenir », estime ainsi Didier Santini, coach déjà à la tête du RAF il y a deux ans, auprès de Centre Presse Aveyron. « Il y a deux ans, on avait montré une très, très belle image, poursuit le technicien. Je pense qu’on peut en montrer une encore meilleure. »
Le défi sportif est immense, celui de la récupération également, 72 heures seulement après le match à Saint-Ouen, quand les Stéphanois ont bénéficié de six jours de préparation. Alors Santini n’a pas lâché ses joueurs pour leur éviter de gaspiller leur énergie. Et a même changé les habitudes et l’hôtel. « Quand tu perds à un endroit, il faut changer. On a des gens superstitieux chez nous », se marre-t-il.
Les Verts pas au mieux… comme il y a deux ans
À Saint-Étienne, l’heure ne prête pas vraiment à rire. Malgré les retours du gardien Larsonneur et de l’arrière Pedro ou la présence du meilleur joueur de L2, Zuriko Davitashvili, l’ASSE est sous pression. La faute aux très nombreuses absences (Tardieu, El Jamali, Jaber, Eymard, Lamba, Traoré et Boakye).
Surtout, si les débuts de l’ère Philippe Montanier ont été idylliques, avec 9 matches sans défaite à partir de sa nomination début février, le soufflé est retombé. Avec une seule victoire, contre le relégué Amiens (5-0) en clôture de la « saison régulière », après deux revers contre le champion Troyes (0-3) et un à… Rodez (2-1) il y a quinze jours, la dynamique récente n’incite pas à l’euphorie.
Mais dans le Forez, on se souvient qu’il y a deux ans, les trois dernières journées n’avaient pas non plus offert de victoire. Avant la fête face à Rodez puis la montée au bout du barrage contre Metz (2-1, 2-2). Au RAF de changer la fin pour une suite royale.
*Si Nice est barragiste de L1 au terme de la dernière journée, ce dimanche, les barrages seront décalés du 21 et 24 mai au 26 et 29 mai.