En lice pour la Palme d’or, le film en noir et blanc du Polonais Pawel Pawlikowski (« Cold War », « Ida »…) réussit, en seulement 1h22, à condenser les fractures qui traversent, en 1949, un pays en voie de dénazification et les tiraillements du plus grand écrivain allemand, accompagné de sa fille Erika, incarnée par Sandra Hüller.
« Aujourd’hui encore en Allemagne, il y a des gens qui en veulent à Thomas Mann d’avoir fui son pays et d’autres qui pensent qu’il était un grand anti-fasciste », a expliqué à l’AFP l’actrice allemande lors d’une table ronde à Cannes, où elle avait brillé en 2023 dans « Anatomie d’une chute ».
A travers ce retour au pays de Thomas Mann, Prix nobel de littérature en 1929, campé à l’écran par Hanns Zischler, « Fatherland » ausculte une société allemande alors percluse de non-dits autour de la période nazie et de la Seconde Guerre mondiale.