Un adolescent de 15 ans est mort dans le quartier de Port-Boyer, à Nantes, jeudi 14 mai en début de soirée. Deux autres amis ont été blessés, mais ont la vie sauve. Au micro de BFMTV, un habitant de l’immeuble où le drame s’est joué a raconté comment il a tenté de secourir le jeune avant sa mort, en vain.

Il n’avait que 15 ans. Un adolescent est mort dans un immeuble de Nantes, jeudi 14 mai peu après 19 heures. Deux autres jeunes, âgés de 13 et 14 ans, ont aussi été blessés par la suite. Leurs pronostics vitaux ne sont plus en danger.

Un autre habitant du quartier de Port-Boyer, où le drame s’est joué, peut être considéré comme une victime collatérale. Il a été confronté en direct à l’horreur : il a été le premier à avoir pris en charge l’adolescent abattu. Ironie du sort, il l’avait rencontré pour la première fois un peu plus tôt dans la journée, dans le bâtiment.

À BFMTV, il raconte avoir vu le jeune de 15 ans « couché à terre ». « Je me précipite, je me mets à genoux. Je mets sa tête sur mes genoux, je lui dis : ‘mon frère, tu ne vas pas mourir aujourd’hui, tu ne vas pas mourir comme ça, tu vas vivre' ». Mais « ses yeux sont partis, et j’ai compris que c’était fini ».

« Je ne peux pas enlever cette image de ma tête »

« Je ne peux pas enlever cette image de ma tête, il est mort dans mes mains », témoigne ce jeune choqué au micro de nos confrères.

La piste du règlement de compte en lien avec le narcotrafic est étudiée, le coin étant connu pour être un point de deal. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a néanmoins soulevé, comme le rappelle BFMTV, que rien n’indiquait que ces trois jeunes étaient liées au trafic. Selon le ministre, les deux individus « cagoulés » ayant fait feu sur les trois adolescents ont tiré « un peu à l’aveugle ».