L’improbable chasse au cobra se poursuit au nord de Toulouse, une deuxième commune reste sur ses gardes et interdit l’accès aux berges.
« Le cobra a de nouveau été aperçu hier soir », communique la mairie de Saint-Alban (Haute-Garonne), vendredi 15 mai 2026, alors que la commune voisine de Castelginest est toujours à l’arrêt à cause du serpent venimeux en liberté.
Cela fait deux jours que les secours traquent le reptile. « Les recherches reprennent aujourd’hui du côté de la rive gauche de l’Hers. Toutefois, la possibilité que l’animal ait traversé étant plausible, des recherches vont également être engagées sur la rive droite, côté Saint-Alban ». Dans les deux communes concernées au nord de Toulouse, Saint-Alban et Castelginest, des arrêtés interdisent l’accès aux abords de l’Hers.
À Castelginest, la fermeture a été ordonnée du collège, des parcs, des cimetières, des salles municipales et des terrains de sport mercredi 13 mai, jour du début des recherches du cobra à lunettes. Les consignes de sécurité sont toujours d’actualité : « Si vous voyez cet animal, ne vous en approchez surtout pas, prenez une photo en restant à distance, appelez immédiatement le 18 ».
« Quelqu’un peut marcher dessus »
« Ce ne sont pas des animaux qui cherchent la confrontation avec l’homme. Mais si on regarde les statistiques, on se rend compte que c’est parmi les plus tueurs. Donc le risque d’accident, on ne peut pas l’exclure complètement. Quelqu’un peut marcher dessus, par exemple », a confié le maire de Castelginest à nos confrères de La Dépêche du Midi.
Il insiste pour dire qu’il « n’y a pas de psychose » dans le village. « Je pense qu’on le prend avec un petit brin d’humour ». Le cobra ne menace pas le quotidien des habitants, mais un accident peut toujours arriver. Par précaution, les Castelginestois sont invités à éviter les hautes herbes et à prévenir les secours immédiatement s’ils pensent apercevoir le serpent venimeux.
Le cobra ferait dans les 1m50 de longueur. Cette espèce ne vit normalement pas dans les hautes herbes de Haute-Garonne. Pas plus que le caïman d’Amérique du Sud capturé dans la commune en 2019. Une enquête avait été ouverte pour comprendre comment il avait atterri ici.