Il suit les cours de l’école de l’humour parrainé par Jeremy Ferrari
« Je ne vis pas encore de ma passion mais cela ne va plus tarder », dit-il. « Paris est une bonne école car il faut se battre sur la scène de l’humour. Il doit y avoir une quinzaine de comedy clubs pour 300 à 400 humoristes. »
Son père Bruno a dirigé le Standard avec qui il a notamment remporté à deux reprises la coupe de Belgique
Ne croyez pas que vous intégrez l’école du roi de l’humour noir en payant un simple minerval. Il faut montrer patte blanche.
« Une vidéo, un texte avant une audition. Je me suis inscrit sans en parler à mes parents. Ils l’ont été au dernier moment. Le deal ? Tu finis ton bachelier en droit. Lors de la première année qui se déroule à Avignon, j’ai doublonné les deux cursus. En deux ans, j’ai énormément évolué. On ne nous apprend pas à être drôles mais les techniques pour être efficaces sur scène : l’écriture, l’impro, le théâtre,… »
Avec ses acolytes, également élèves à Paris, le Français Aliocha et le Suisse Anthony Crettex ©VV
Un virage qu’il assume totalement. Comme une vocation pas comme un caprice.
« J’écrivais des chroniques sur le foot sur la radio Equinoxe FM et j’ai à quelques concours d’éloquence (logique pour un futur avocat…). Deux amis (Christophe Guissart qui a joué jadis un one man et Salim Shady) m’ont poussé un jour sur la scène d’un comedy club… »
« Liège manque de comedy clubs »
À Liège où le manque de possibilités est criard alors que Bruxelles offre plus d’options (Kings, Petit Kings, MIB Show,…).
« La Cité Ardente offfre peu de possibilités de s’exprimer et de tester des vannes. J’effectue des allers-retours réguliers avec la Belgique. J’ai notamment participé au concours de « Namur is a joke ». L’an dernier, notre trio avait participé au festival off d’Avignon pour se faire connaître. Nous avons fait le plein tous les soirs. Cet été, nous y retournons (au Théâtre du Collège de la Salle, qui compte une centaine de places, tous les soirs à 21h30) pour trouver un diffuseur, montrer notre spectacle à des pros afin de tourner à Paris dès janvier 2027. »
Avec un nom aussi étiqueté, il aurait pu en faire l’impasse. Il fait exactement le contraire puisqu’il y a consacré un sketch. Fils de…
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« J’ai évidemment joué au foot comme gardien de but. Je me suis rêvé Michel Preud’homme mais pas longtemps. J’étais médiocre niveau P2. Lors de mes premières apparitions sur scène, j’avais choisi le surnom Mimir. Depuis que je suis venu en France, je ne me cache plus. Je préfère être qui je suis. J’assume d’être le fils de. J’en joue même. »