Mais où sont passées les hirondelles ? En 20 ans, en France, on a perdu 34 % d’hirondelles de fenêtre, qui nidifient sur les rebords de fenêtres, et les hirondelles rustiques, qui nidifient à l’intérieur des bâtiments ou des corps de ferme  », explique Bertrand Appéré, bénévole de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) de Bretagne. Un constat alarmant qui a poussé ce Breton, ainsi que six autres bénévoles », a répondre à un appel à projet de la mairie de Rennes, dans le cadre du budget participatif en septembre 2024.

Nids artificiels, tour à hirondelles…

Baptisé Les Hirondelles font le printemps rennais, ce projet vise à protéger la biodiversité et de leur permettre de s’accoupler ».

Pour y parvenir, plusieurs propositions ont été faites, via ce projet. Tout d’abord, pour les hirondelles de fenêtre, la LPO souhaite faire installer des nids artificiels sur les façades de bâtiments municipaux ». Pour ce faire, l’association a identifié plusieurs quartiers avec des bâtiments qui pourraient convenir : Là, on attend la réponse de la mairie. La balle est dans leur camp », glisse Bertrand Appéré. Petit problème, certains de ces bâtiments devraient subir un ravalement de façade, en vue d’une rénovation thermique. Des opérations qui pourraient compliquer les futures installations de nids.

Les hirondelles rustiques, elles, auraient un traitement différent. Si des nids artificiels leur étaient également dédiés, ces derniers seraient plutôt disposés dans des fermes municipales, comme celle installée au parc des Gayeulles.

Bientôt installés ?

Largement plébiscité par de nombreux citoyens, ce projet a donc été lauréat du budget participatif. De son côté, Bertrand Appéré assure : On a transmis les éléments à la ville de Rennes. Selon l’avancement des discussions, on espère les installer à partir de cet automne. »

Le montant total de ce projet s’élève à 30 000 €.