l’essentiel
Bien que peu fréquents, les contresens sur autoroute peuvent être particulièrement impressionnants. Pour garantir la sécurité des automobilistes, une procédure d’intervention précise est prévue pour ce type d’événement. Au sein du PC de sécurité de Vinci Autoroutes, les équipes nous ont détaillé la leur.
C’est une crainte partagée par de nombreux automobilistes : se retrouver face à un véhicule circulant à contresens. Pour faire face à ce type de situation, des procédures précises sont mises en œuvre avec un objectif unique : garantir la sécurité des usagers. Pas plus tard que mercredi 14 mai, à 14 h 19, sur l’A64, de Toulouse vers Bayonne (sens est-ouest) à Clarac très exactement, un contresens a été signalé. En immersion au PC de sécurité de Vinci Autoroutes à Toulouse, les équipes nous ont détaillé leur mode d’action, entre messages d’alerte, interventions des forces de l’ordre et régulation du trafic.
Des cas récents sur les routes toulousaines
Car cette situation, bien que peu fréquente, reste marquante. « Ce sont des événements particuliers. On constate que la plupart sont liés à des conducteurs en difficulté, souvent en raison de la consommation de stupéfiants ou d’alcool, ou encore de l’âge », explique Stéphane Mora, responsable du PC sécurité de Vinci Autoroutes pour la direction régionale Sud-Ouest. Il précise également : « En général, comme l’automobiliste est désorienté ou sous l’emprise de substances, ces situations surviennent davantage la nuit, lorsque le trafic est moins dense ».

Des contresens sur les routes gérés avec une mécanique bien huilée.
DDM – FREDERIC CHARMEUX
Plusieurs types de contresens
Contrairement aux idées reçues, les erreurs d’entrée sur l’autoroute ne sont pas les seules causes. « On observe aussi des demi-tours volontaires. Il s’agit parfois de conducteurs arrivant à une barrière de péage qui, ne pouvant pas payer, font demi-tour », souligne Stéphane Mora, rappelant la dangerosité de ce comportement. « Pourtant, un bouton d’appel permet toujours de contacter un opérateur à la borne ».
Autre cas de figure : la volonté d’éviter un contrôle. « Sur certains secteurs, lorsqu’il y a des contrôles de douane, de gendarmerie ou de police, des conducteurs tentent de les éviter en faisant demi-tour sur la chaussée », ajoute-t-il. Dans ces situations, les forces de l’ordre prennent directement le relais.
Une procédure bien rodée
Face à ces incidents, une réponse rapide et structurée est mise en place. Même si leur fréquence reste limitée et qu’aucune statistique précise n’est établie, selon Stéphane Mora, les équipes sont prêtes à intervenir à tout moment.
« Dès que nous sommes informés – via les caméras du réseau, les agents sur le terrain ou nos partenaires comme la police et les pompiers – nous enregistrons l’événement dans notre système. Des messages d’alerte sont immédiatement diffusés sur les panneaux à messages variables, dans les deux sens de circulation bien en amont. Parallèlement, les forces de l’ordre sont dépêchées sur place », détaille-t-il.
Selon la localisation du véhicule, les accès à l’autoroute sont fermés. Les automobilistes sont alors invités à réduire leur vitesse, à rester sur la voie de droite et à s’arrêter sur une aire de repos dès que possible. « En parallèle, Radio Vinci Autoroutes interrompt ses programmes habituels pour diffuser des messages d’alerte en continu, jusqu’à la fin de l’événement », conclut Stéphane Mora.
Une succession d’actions coordonnées, exécutées en quelques instants, pour limiter les risques et rétablir la sécurité au plus vite.