REPORTAGE – Les deux récentes attaques russes sur des véhicules humanitaires relancent un débat apparu après la prolifération des drones FPV : l’utilisation de brouilleurs par les humanitaires travaillant près de la ligne de front. Et les risques qu’ils prennent s’ils doivent y renoncer.
Le front avance lentement. Les Russes perdraient même, par endroits, du terrain. Les drones, eux, n’ont jamais volé aussi loin. Chaque jour, Bogdan Zukayov risque d’en faire les frais. Ce volontaire spécialisé dans l’extraction de civils dans les zones les plus à risque revient tout juste d’une évacuation à Druvkivka, une ville à une quinzaine kilomètres de Kramatorsk qui subit d’incessants bombardements.
Celle-ci s’est déroulée sans accroc. Ne prêtant pas attention aux alertes aériennes qui retentissent dans le ciel bleu, le jeune homme prend quelques minutes avant de repartir pour faire le point sur la situation. «Je pense qu’on pourra entrer en voiture dans Druvkivka pendant encore un mois, peut-être deux», explique-t-il. «Tout dépend de l’intensité des combats. Si les Russes avancent trop, alors la route sera coupée assez rapidement.»
Les humanitaires pris pour cible
Bogdan et ces autres volontaires de l’extrême sont parfois l’unique moyen, pour des centaines de civils bloqué dans la «kill zone», de pouvoir s’échapper…
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