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Donald Trump, toujours fortement mobilisé par la guerre en Iran qu’il a déclenchée à la fin de février, affirme ne pas tenir compte des conséquences financières pour les Américains au quotidien.

Comme en France, les Américains n’échappent pas à la flambée des prix du carburant à la pompe. Faire le plein coûte plus cher aujourd’hui en Amérique qu’avant le début de la guerre en Iran lancée fin février par les États-Unis et Israël.

En pleine négociation avec l’Iran, Donald Trump assure que les conséquences financières sur ses concitoyens ne sont pas sa priorité. Mardi, il avait déclaré aux journalistes qu’il ne pensait « même pas un peu » aux finances des Américains.

« Quand je parle de l’Iran, la seule chose qui compte, c’est qu’ils ne doivent pas avoir l’arme nucléaire », avait assuré Donald Trump. « Je ne pense pas à la situation financière des Américains. Je ne pense à personne. Je ne pense qu’à une chose : il ne faut absolument pas que l’Iran possède l’arme nucléaire ».

Interrogé vendredi sur ses déclarations formulées trois jours plus tôt, Donald Trump a persisté et signé. « C’est une déclaration parfaite. Je la referais sans hésiter », a-t-il assuré au micro de Fox News dans l’émission « Special Report ».

L’indice des prix à la consommation (CPI) aux États-Unis a atteint son plus haut niveau depuis 2023, +3,8 % en avril sur un an. Les prix du carburant ont bondi de 28,4 %, les hausses de prix se sont aussi répandues dans les loyers, les courses au supermarché et l’économie en général. Un coup dur pour les classes moyennes et populaires américaines. Donald Trump a assuré il y a plusieurs semaines que ces perturbations économiques seraient passagères.