Pour lui, ce n’est pas possible. Invité du podcast « En Raphäl », l’animateur Michel Drucker retrace en longueur sa carrière avec l’intervieweur Raphäl Yem. Celui qui a présenté « Champs Élysées » et « Studio Gabriel » a été interrogé sur son choix de ne pas recevoir de membres de partis d’extrême-droite dans ses émissions, dont notamment aujourd’hui dans « Vivement dimanche » sur France 3.
Avant de répondre directement à la question, Michel Drucker a tenu à remettre du contexte, en expliquant que sa famille était originaire de Roumanie. Elle avait été naturalisée française il y a 90 ans par « la gauche de Léon Blum ». « Je suis très attaché à cette époque et je suis resté fidèle à mes parents. Sans cette gauche, je n’aurais pas été français », a-t-il souligné.
« Je ne me voyais pas recevoir la famille Le Pen, qui était en morceaux »
« Je n’ai jamais reçu les Le Pen dans mes émissions. J’ai reçu tous les politiques mais Le Pen, c’était très compliqué pour moi. À l’époque, ils m’en voulaient beaucoup de ne pas les recevoir parce que j’avais reçu Arlette Laguiller, Jean-Luc Mélenchon quand il était ministre de Jospin, le petit facteur Olivier Besancenot », a répondu Michel Drucker. Et d’indiquer : « Indépendamment de mes problèmes personnels, venant d’où je viens et compte tenu du passé de mes parents, c’est vrai que prendre des gens d’extrême-droite sur mon plateau, ça, ma mère ne me l’aurait pas pardonné. »
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