Cinquante après le début de la série originale en France, La Petite Maison dans la prairie fait son grand retour. Netflix s’apprête à sortir un reboot de la célèbre saga familiale le 9 juillet 2026, adaptée des romans autobiographiques de Laura Ingalls Wilder. La série retracera l’enfance de l’autrice dans le Midwest américain à la fin du 19ème siècle. Une nouvelle version présentée comme une réinvention de la série culte des années 1970 et, surtout, comme une adaptation bien plus fidèle aux livres que ne l’avait été la version de Michael Landon.
Naturellement, la promesse a immédiatement aiguisé l’appétit des fans. Mais les premières images de la série ont à peine eu le temps de circuler que les plus avertis d’entre eux ont déjà sorti la loupe. Et leur verdict est sans appel : dès les premières secondes du teaser, un détail cloche.
Les fans de La Petite Maison dans la prairie déjà agacés par un détail révélé dans la bande-annonce de la série Netflix
Tout se joue dans les toutes premières secondes de la bande-annonce. On y entend la jeune Laura prononcer la phrase : « Independence is a funny name for town like this » (Independance est un nom marrant pour une ville comme celle-ci), dans ce qui ressemble à une salle de classe. Un détail anodin ? Pas du tout pour les lecteurs fidèles des romans de Laura Ingalls Wilder.
Car dans les livres, Independence, au Kansas, est bien un comté dans lequel la famille de Charles Ingalls se rend… mais personne ne s’installe véritablement là-bas. En réalité, dans les livres comme dans la vraie vie de l’auteure, la famille pose ses bagages à quelques kilomètres de la ville. Laura a alors cinq à six ans. Ils vont y rester deux ans, et Laura y apprendra à écrire. D’autres sources, comme le musée autour de l’autrice dans la ville d’Independance au Kansas, mentionnent le passage de fillette près de la ville, à seulement trois ans. Impossible d’y avoir été à l’école.
Un fait que les fans ont relevé en un temps record sur le forum Reddit. « Ils m’ont perdu dans les 12 premières secondes », lâche un internaute, dépité. « Laura Ingalls Wilder n’est jamais allée à Independence. Seul Charles y allait, dans le livre. » Un autre renchérit : « Je n’ai pas lu tous ses livres, mais je savais qu’elle n’avait jamais été à Independence. » Quand un dernier assène le coup final derrière : “Quelle déception et opportunité manquée !”
La Petite Maison dans la prairie sur Netflix : une promesse de fidélité aux livres… déjà mise à mal ?
Ce qui irrite particulièrement les fans, c’est le paradoxe affiché par la production, qui présente le reboot comme une adaptation plus proche des romans originaux que ne l’était la série des années 1970. Si la série originale avait, elle aussi, pris ses libertés, cela s’était effectué de façon progressive. « Le pilote de la version des années 1970 suivait les livres presque mot pour mot. Ici, ils partent dans tous les sens dès le départ, » regrette un fan.
La promesse était donc alléchante pour les lecteurs qui avaient vu la version de Michael Landon s’éloigner progressivement de l’œuvre de Laura Ingalls Wilder. Mais entre la scène à Independence, une levée de grange/église qui ne figure pas dans les livres, et l’ajout d’un personnage d’enfant amérindien dans les différentes bande-annonces dévoilées, certains commencent à faire le compte. « À chaque nouvelle information qui sort, je perds un peu plus d’intérêt », confie un fan sur le forum Reddit dédié à la série. “Il y a de bonnes chances que je ne puisse pas tenir plus de 30 minutes”, confie un autre.
“Ils visent le public qui n’a jamais lu ou ne se souvient pas des livres »
Face à ces écarts, certains fans appellent Netflix à revoir leur communication. « Ils devraient arrêter d’appeler ça La Petite Maison dans la Prairie et juste dire ‘Inspiré de' », tranche un utilisateur.
Mais cela ne devrait pas empêcher les adeptes de la saga littéraire comme de la série des années 1970, de se délecter du programme. “Il n’y a aucune chance que je ne regarde pas”, tranche finalement un utilisateur. “Mais on a vraiment l’impression qu’ils visent le public qui n’a jamais lu ou ne se souvient pas des livres ».
Le reboot, dont la première saison comptera huit épisodes, sera disponible le 9 juillet sur Netflix. On se donne donc rendez-vous à cette date pour savoir si la série saura convaincre au-delà des premières secondes, qui ont mis le feu aux poudres.