Le président de la Confédération Guy Parmelin est mécontent de la récente adoption par l’Union européenne de droits de douane sur l’acier. Dans l’émission Samstagsrundschau de radio publique alémanique SRF, le conseiller fédéral UDC a qualifié ces règles d’importation renforcées d’«inacceptables».

Le Vaudois a averti la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, d’un éventuel «autogoal». La Suisse étant fortement intégrée dans les chaînes d’approvisionnement de l’acier – notamment dans le domaine spatial -, ces droits de douane pourraient, selon lui, s’avérer contre-productifs.

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L’UE prévoit d’introduire de nouvelles mesures de protection sur l’acier à partir du 1er juillet. Celles-ci prévoient en particulier de réduire de moitié les volumes d’importation en franchise de droits par rapport à la situation actuelle, y compris pour les producteurs suisses. Le Conseil fédéral et la Commission européenne devraient négocier de nouveaux quotas dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce.

Négociations difficiles avec Washington

Guy Parmelin s’est également exprimé sur le nouveau règlement européen concernant les allocations de chômage pour les frontaliers. Le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) estime que les coûts supplémentaires qui en résulteront pour la Suisse pourraient atteindre jusqu’à 900 millions de francs par an. «Je peux seulement dire que cela n’aide pas», a déclaré le président de la Confédération.

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Il s’est dit «surpris» que l’UE soulève ainsi deux «questions délicates» en peu de temps, alors que le paquet de traités est en cours de négociation au parlement. Il a fait référence au «modus vivendi» négocié entre la Suisse et l’UE dans le cadre du paquet de traités. Il y était convenu qu’il fallait éviter d’éventuels problèmes survenant pendant les négociations au Parlement suisse afin de ne pas perturber le processus de ratification.

Concernant les négociations sur un accord commercial avec les Etats-Unis, elles s’avèrent difficiles. L’incertitude liée aux arrêts de la Cour suprême n’aide pas, a déclaré Guy Parmelin à la radio SRF. Le Conseil fédéral attend désormais une réaction des Etats-Unis aux demandes écrites de la Suisse. Le président de la Confédération s’est montré pragmatique, soulignant que la Suisse ne sait pas ce qui pourrait se passer du côté américain.

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